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	<title>Darwin - Surfers Journal</title>
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		<title>Un événement improbable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SurfersJournal]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Nov 2018 15:46:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Climax]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que nous publions dans ce numéro (SJ 128) un long article sur les Outer Banks de la Caroline du Nord aux Etats-Unis, le cyclone Florence sema récemment la panique sur cette côte américaine, causant le déplacement de plus de 1 800 000 personnes, avant finalement de redescendre en tempête tropicale, noyant cependant le rivage sous des pluies d’une rare intensité. Dans le même temps, le cyclone Mangkut de catégorie 5 ravagea à nouveau les Philippines, suscitant la mort d’une centaine de personnes, puis prolongeant sa course dévastatrice sur le long des cotes du sud-est asiatique. Comme un rappel en stéréo des deux côtés du globe que les éléments naturels sont encore ce qu’il y a de plus puissant sur terre, quoi que puissent en penser les humains dans leurs conquêtes modernes. Que la fréquence ou la violence de ces cyclones puisse être reliée au réchauffement climatique, la science ne</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que nous publions dans ce numéro (SJ 128) un long article sur les Outer Banks de la Caroline du Nord aux Etats-Unis, le cyclone Florence sema récemment la panique sur cette côte américaine, causant le déplacement de plus de 1 800 000 personnes, avant finalement de redescendre en tempête tropicale, noyant cependant le rivage sous des pluies d’une rare intensité. Dans le même temps, le cyclone Mangkut de catégorie 5 ravagea à nouveau les Philippines, suscitant la mort d’une centaine de personnes, puis prolongeant sa course dévastatrice sur le long des cotes du sud-est asiatique. Comme un rappel en stéréo des deux côtés du globe que les éléments naturels sont encore ce qu’il y a de plus puissant sur terre, quoi que puissent en penser les humains dans leurs conquêtes modernes.</p>
<div id="attachment_2775" style="width: 651px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2775" class="wp-image-2775 size-full" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Typhon-Florence-jpg.jpeg" alt="" width="641" height="335" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Typhon-Florence-jpg.jpeg 641w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Typhon-Florence-jpg-490x256.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Typhon-Florence-jpg-300x157.jpeg 300w" sizes="(max-width: 641px) 100vw, 641px" /><p id="caption-attachment-2775" class="wp-caption-text">Le cyclone Florence menaçant la côte des Outer Banks en Caroline du Nord vu depuis la Station spatiale internationale. ©ISS</p></div>
<p>Que la fréquence ou la violence de ces cyclones puisse être reliée au réchauffement climatique, la science ne l’affirme pas encore compte tenu de bases de données annuelles trop récentes, mais l’effet démultiplicateur que peut avoir la température élevée des eaux océanes sur la force tourbillonnaire de ces cyclones est reconnue. Autant dire qu’il va falloir s’adapter de plus en plus à la caisse de résonnance climatique (et médiatique) de ces phénomènes naturels, au même titre que d’autres. L’effet de serre de nos émissions carbones commence sérieusement à influer sur le métabolisme de notre planète, à défaut de se faire ressentir dans les habitats climatisés de ceux qui persistent à tenir le cap d’une capacité humaine à faire plier la nature, croissance économique oblige. Pour autant la faille se fait entendre et ce n’est pas rien d’apprendre que lors d’un sondage au printemps 2018, 73 % des Américains considèrent qu’il y a des preuves du réchauffement climatique. Et pour les 27 % restant, la NASA vient d’envoyer un satellite d’observation de la fonte des glaces, aux pôles comme partout dans le monde, qui par un laser va mesurer les épaisseurs glacières tous les 70 centimètres. Un coup à un milliard de dollars, sur les années prévues d’observation, qui pourrait peut-être ramener à terme l’Amérique à la raison de la table des négociations climatiques et à ses engagements de la fameuse Cop 21… Reste quand même qu’une telle capacité technologique à mesurer si finement la preuve notre incidence de civilisation sur l’évolution climatique rapide actuelle résulte de cette même civilisation. Si le progrès, c’est finalement de démontrer les conséquences destructrices du progrès, il y a désormais un nouveau logiciel du progrès à initier, sans trop attendre plus de démonstrations.</p>
<p>Si septembre correspond à la période des cyclones, c’est aussi le mois où le festival Climax à Darwin Bordeaux (SJ 110, 116, 122) bat le rappel d’une prise de conscience écologique collective, en associant, sous une même manifestation, notre propension au plaisir de la fête, musique faisant, et notre nécessité d’être à l’écoute des faits, conférences aidant. Et par effet de prédestination naturelle, Climax et cyclones de résonner, de tourbillonner dans un même vortex. En 2017, la troisième édition du festival se déroulait alors que l’ouragan Irma ravageait une partie des Antilles. Cette année, à peine le festival se terminait que le cyclone Florence rappelait aux Américains qu’ils pouvaient effectivement considérer qu’il y avait des preuves du réchauffement climatique. Peut-être qu’ils s’intéresseront à l’édition 2019 du festival…<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Ce quatrième Climax 2018 succéda aussi de quelques jours à la démission remarquée de Nicolas Hulot de son poste de Ministre de la Transition écologique et solidaire. Une démission qui dépassa le seul bruit du jeu de chaises musicales cher aux politiciens. Venu à l’écologie sur le tard au fil de son émission <i>Ushuaia</i>, elle-même d’abord tournée vers les sports extrêmes (années 1980) avant de prendre un virage environnemental (années 1990/2000), l’homme n’est pas un personnage du sérail politique. Il prit cependant son bâton de pèlerin pour plonger à bras le corps dans les méandres politico-administratives, avec le réalisme d’y prendre des coups, d’avaler des couleuvres, mais avec le pari de secouer le cocotier d’une élite gouvernementale quelque peu à l’ouest de la société civile et ses préoccupations lucides. L’homme a eu du mérite, jouant des petits pas qui font les grands jusqu’à ce que l’humiliation vaille le bras d’honneur d’une rupture sans préavis au micro matinal de la radio publique. On salue le geste ! Car en se retrouvant en réunion officielle sous la direction du Président de la République lui-même, mais mis par celui-ci à égalité d’échelle et de valeur par rapport à un lobbyiste pro-chasse, c’est non seulement le Ministre qui est humilié, mais l’écologie en soi et toutes celles et ceux qui la défendent qui sont dénigrés. Non pas que les chasseurs et leurs représentants ne fassent rien pour l’écologie, mais juste que quand celle-ci devient un sujet sérieux d’argumentation du bien commun, il est indécent d’y retrouver des agents sournois des intérêts privés. Et Hulot, pas à sa première humiliation face à l’entremise décomplexée des marchands de biens, d’avoir au final la décence de craquer et d’avouer en public.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Dans la foulée Hulot aurait pu se rendre à Climax, puisqu’avant de devenir Ministre, il a plusieurs fois honoré ce festival d’écomobilisation de sa présence. Intelligemment l’homme n’a pas fait ici cas de sa personne, limitant son soutien à la manifestation par un tweet amical. Mais à l’inverse, l’onde de choc de sa démission a soulevé, dans la population, la nécessité d’un rappel à la dignité publique doublée d’un sérieux cri d’alarme face à l’aveuglement et l’inertie politico-économique des gens de pouvoir, en ce qui concerne l’état des lieux menaçant de la planète. Pour effet, l’Appel de 700 scientifiques français dans lequel on lit:<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>«Nous sommes d’ores et déjà pleinement entrés dans le “futur climatique”… Mais les discours sont insuffisants, comme le montrent les récents chiffres d’émissions de gaz à effet de serre provenant de la combustion des énergies fossiles, qui indiquent des tendances inquiétantes (+ 1,8 % en Europe et + 3,2 % en France en 2017 par rapport à 2016). Il est tout aussi crucial qu’urgent de sortir du champ de l’incantatoire et de traduire concrètement ces discours en choix politiques forts et clairs au service d’une transformation sociétale profonde… Cette transformation, si elle est ambitieuse et représente un chemin bien différent de celui que nous suivons, n’est pas une utopie. Elle repose pour beaucoup sur des solutions déjà disponibles: diminution de la consommation d’énergie, recours à des énergies décarbonées, meilleure isolation des bâtiments, mobilité repensée évitant les moteurs thermiques, ferroutage, agriculture écologique, production locale, verdissement des villes, économie collaborative et circulaire, révolution numérique, etc., autant de changements qui, s’ils sont bien conçus et combinés entre eux, nous aideraient à atteindre les objectifs climatiques tout en permettant de réduire notre empreinte sur la planète, notamment en diminuant la pollution et notre impact sur la biodiversité… Si la transition est possible, elle ne va pourtant pas de soi. Encore faut-il se saisir des solutions, puisque notre réussite collective dépendra de l’échelle et surtout de la vitesse à laquelle elles seront déployées. C’est pourquoi se préoccuper du changement climatique doit réellement devenir un objectif politique de premier ordre… » Et si les murs du pouvoir ne tremblent pas encore, la rue se réveille de plus en plus.</p>
<div id="attachment_2776" style="width: 668px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2776" class="wp-image-2776 size-large" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Marche-Bdx-2-658x1024.jpeg" alt="" width="658" height="1024" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Marche-Bdx-2-658x1024.jpeg 658w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Marche-Bdx-2-490x763.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Marche-Bdx-2-193x300.jpeg 193w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Marche-Bdx-2-768x1196.jpeg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Marche-Bdx-2.jpeg 822w" sizes="(max-width: 658px) 100vw, 658px" /><p id="caption-attachment-2776" class="wp-caption-text"><em> Le 8 septembre 2018, des centaines de milliers de personnes ont défilé, au pied levé, pour La marche pour le climat, dans les villes d’une centaine de pays. Ici à Bordeaux. Photo GS</em></p></div>
<p>Toujours dans le même tempo de ce mois de septembre d’agitation climatique et écologique, partout dans le monde, la foule des anonymes pour qui la considération de notre environnement est devenue «un objectif politique de premier ordre» a défilé, au pied levé, dans la rue, histoire non seulement de se faire entendre mais surtout de se reconnaître, de se renforcer. Et l’effet fut indéniable. Les villes d’une centaine de pays ont effectivement sonné le clairon environnemental à l’unisson, le samedi 8 septembre 2018. Bangkok, Bruxelles, Paris, Bordeaux, Marseille, San Francisco… Sous les pavés, le climat, la biodiversité, la vie de <i>Demain</i>…<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<div id="attachment_2774" style="width: 1034px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2774" class="wp-image-2774 size-large" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Global-Warning-LA-Tom-2-1024x682.jpeg" alt="" width="1024" height="682" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Global-Warning-LA-Tom-2-1024x682.jpeg 1024w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Global-Warning-LA-Tom-2-490x327.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Global-Warning-LA-Tom-2-300x200.jpeg 300w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Global-Warning-LA-Tom-2-768x512.jpeg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/12/Global-Warning-LA-Tom-2.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><p id="caption-attachment-2774" class="wp-caption-text">La<em> surfeuse musicienne Lee Ann en concert à Climax 2018, Darwin Bordeaux, avec son père Tom Curren, co-fondateur de Surfrider Foundation Europe. Photo GS</em></p></div>
<p>En opportune résonance, Climax transformait le soir en heures heureuses, concerts à l’appui, tout en rappelant au réveil la sérieuse gueule de bois environnemental qui nous attend à se souler de croissance économique et d’exploitation des ressources naturelles. Ce qui, de fait, redoublait la migraine du matin, fort des bières de la veille. De Jean Louis Etienne (explorateur polaire) à Jane Goodall (primatologue) en passant par des dizaines experts environnementaux de la sphère associative, universitaire et institutionnelle, le diagnostic est sévère… comme un cancer avec lequel on vit comme si de rien n’était, jusqu’à ce que les métastases deviennent incurables. Et certains de nous parler, dans le feu des incertitudes du scénario climatique, de 2032 comme issue fatale du désenchantement consumériste moderne. Oublie même la voiture électrique, c’est le retour au cheval ou l’apocalypse, s’enflamme, un peu provocateur, Yves Cochet, ex-député national et européen dont la compétence verte ne fait pas photo. On sourit mais on encaisse quand même ! Fini le temps du constat, même celui de la prescription, faut passer aux soins, à l’action ! Ça tombe bien, en ces temps de chômage endémique ou de boulots (de merde) sans sous à foison, on pourrait lancer comme slogan d’avenir:<span class="Apple-converted-space">  </span>« Frugalité, oisiveté, gratuité », surfing life mode 70’s, quoi ! Et comme un écho, un groupe d’universitaires chercheurs de haut calibre de 28 pays européens vient de lancer à son tour un appel à l’Europe «pour ne plus dépendre de la croissance», avec des mesures précises comme «mettre en place une commission spéciale sur les avenirs post-croissance au niveau du Parlement européen. Cette commission doit débattre activement de l’avenir de la croissance, proposer des politiques publiques alternatives et reconsidérer la poursuite de la croissance en tant qu’objectif politique général», ou encore «incorporer des indicateurs alternatifs dans le cadre macroéconomique de l’UE et de ses Etats membres. Les politiques économiques doivent être évaluées en fonction de leur impact sur le bien-être humain, l’usage des ressources, les inégalités et la propension à favoriser des emplois décents. Ces indicateurs doivent avoir une priorité supérieure au PIB dans la prise de décision». Sortir des dogmes, pas tant pour éviter l’apocalypse, (on s’en passera !), que pour faire preuve de bon sens désormais face à la situation d’incertitudes environnementales et sociétales qui nous incombe.</p>
<p>Pour finir cette cascade d’appels à l’insoumission écologique, dont la propagation en houle longue et mondiale est inexorable, ce sont Jane Goodall, 84 ans, éthologue militante, et Edgar Morin, 97 ans, résistant de la Seconde Guerre mondiale, sociologue, penseur pionnier de la complexité, philosophe humaniste-écologiste et militant insatiable, qui, se retrouvant à Climax, s’exclamèrent haut et fort dans la presse (Une de <i>Libération</i>, 10/9/18): «Nous devons résister». Lisons.</p>
<p>Edgar Morin : «Non seulement nous devons comprendre que nous ne sommes pas des êtres séparés de la vie, mais que tout en ayant une conscience et une culture humaines, nous sommes aussi des animaux. Nous sommes des primates, des mammifères, des vertébrés, nous sommes faits de cellules, nous sommes les héritiers de toute l’évolution de la vie, nous l’avons en nous !&#8230; Aujourd’hui nous savons que même les plantes, que même les arbres communiquent entre eux, qu’il y a de la sensibilité, de l’intelligence, y compris végétale. La vie, les espèces, ne sont pas nées par hasard comme le croient encore certains biologistes, il a fallu une créativité pour qu’apparaissent les ailes des papillons, des hirondelles, des chauves-souris, les pattes, l’estomac, le cerveau, tout ceci, c’est la créativité de la vie. Nous ne sommes pas les seuls qui créons, qu’il s’agisse de belles œuvres d’art ou d’architecture… Nous devons être solidaires, savoir que nous sommes des enfants de la Terre, mais aussi du cosmos, sans savoir très bien pourquoi ni comment. C’est cette solidarité avec le monde que portaient certaines conceptions que nous avons rejetées, comme celle par exemple des populations des Andes pour qui la Pachamama, la Terre mère, était primordiale. Ils faisaient partie de la nature, la nature était en eux. Nous devons retrouver cette idée fondamentale.» Et pour nous surfeurs qui «descendons» des Polynésiens, l’idée est non seulement fondamentale mais claire.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Pour autant quid du passage de l’idée à la réalité, de nos jours ?<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Jane Goodall: «La raison suivante d’espérer, c’est la résilience de la nature. Vous pouvez détruire un endroit, mais en lui accordant du temps et avec parfois un peu d’aide, il peut se restaurer… Enfin, je crois que l’esprit humain est indomptable. Pour exemple, des gens comme Edgar Morin s’attaquent à ce qui paraît impossible et ne se résignent pas, n’abandonnent pas.»</p>
<p>Edgar Morin: «Je place de l’espoir dans l’improbable. Si je considère la probabilité de nous sauver, c’est très inquiétant, nous allons toujours vers plus de dégradations et beaucoup plus de risques dans tous les domaines. Mais, souvent dans l’histoire, arrive un événement improbable. La victoire des nazis sur l’Europe semblait probable, et puis il y a eu la résistance de Churchill en Angleterre, celle de la Russie… et ça s’est renversé. La chute du mur de Berlin était improbable, et pourtant c’est arrivé… Je crois qu’il peut y avoir le dépassement d’un seuil critique et de résistance et qu’on peut faire quelque chose de positif… Dans son poème <i>Patmos</i>, le grand poète allemand Friedrich<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Hölderlin dit que là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve. Plus nous serons près du danger, de l’abîme, plus, peut-être, nous comprendrons qu’il faut en sortir. Ce sont des espoirs fragiles. Mais dans la vie, l’espoir n’est jamais une certitude, l’espoir est une possibilité, même faible. C’est dans ce sens qu’il faut aller.» (1)</p>
<p>Les raisonnements d’hier n’ont pour eux que leur capacité à nous faire croire en leur certitude dans un monde qui n’en a plus et qui n’en produira plus, qui n’en voudra plus. Un monde sans certitude est un monde à l’écoute de ce qu’il advient et qui remet son sens, ses sens en jeu. Seule façon de s’adapter et de goûter. Seule façon d’espérer et d’agir.</p>
<p>En surf, quand on y réfléchit bien, la vague est chaque fois un événement improbable, de sa genèse à son déferlement en passant par l’incertitude totale de la surfer quand on attend qu’elle arrive, assis au line-up. Et pourtant elle arrive et pourtant on la surfe…</p>
<p>Donc joli mois de septembre 2018 avec cette improbable vague de sensibilisation et d’actions écologiques. Et bravo aussi à toute l’équipe de Darwin Climax (pour bonne partie des surfeurs) pour initier, agiter (non sans devoir durement résister !) le vortex de notre «transition écologique et solidaire». Plus qu’un travail de Ministre ! Juste un «événement improbable», parmi de multiples autres, tissant désormais un avenir résistant,<span class="Apple-converted-space"> </span>résiliant et de ce fait enchanteur. Go for it !</p>
<p>—Gibus de Soultrait</p>
<p>(1) Propos recueillis par Coralie Schaub</p>
<p><i>Libération</i> 18/9/18.</p>
<p>Paru dans<em> Surfer&rsquo;s Journal</em> 128</p>
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		<title>Second souffle au Maroc</title>
		<link>https://www.surfersjournal.fr/second-souffle-maroc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SurfersJournal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Dec 2016 16:39:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<category><![CDATA[Vincent Duvignac]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’avantage à être un autodidacte est qu’on n’est pas formaté, qu’on n’a pas de préjugés et qu’on crée librement. Le risque cependant est de manquer de repères, de se perdre ou sinon de tomber dans une forme d’autosatisfaction de ce qu’on fait. A 26 ans, Thomas Queyraud, alias Tombottom est l’auteur de déjà deux films de surf (Alombre, 2015 et Second Souffle, 2016) qui ont pour eux une vraie originalité créative, guidée par un esthétisme étonnamment maîtrisé pour un jeune autodidacte. Fils d’un père surfer, travaillant dans l’événementiel et consultant, Thomas est un skater bordelais passé surfer à 15 ans quand la famille déménagea à Carcans. L’apprentissage dans les vagues fut quasi instinctif et aujourd’hui le surfer girondin manie aussi bien le longboard que le shortboard, gagnant sa vie comme moniteur au surf club de son patelin, pendant la saison estivale. Le goût pour la caméra, il l’a toujours eu,</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1203" style="width: 650px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-1203" class="wp-image-1203 size-full" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/P1190293.jpeg" alt="p1190293" width="640" height="360" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/P1190293.jpeg 640w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/P1190293-490x276.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/P1190293-300x169.jpeg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><p id="caption-attachment-1203" class="wp-caption-text">Thomas Queyraud , alais Tombottom, réalisateur de Alombre et de Second Souffle &#8211; DR</p></div>
<p>L’avantage à être un autodidacte est qu’on n’est pas formaté, qu’on n’a pas de préjugés et qu’on crée librement. Le risque cependant est de manquer de repères, de se perdre ou sinon de tomber dans une forme d’autosatisfaction de ce qu’on fait. A 26 ans, Thomas Queyraud, alias Tombottom est l’auteur de déjà deux films de surf (<i>Alombre</i>, 2015 et <i>Second Souffle</i>, 2016) qui ont pour eux une vraie originalité créative, guidée par un esthétisme étonnamment maîtrisé pour un jeune autodidacte.</p>
<p>Fils d’un père surfer, travaillant dans l’événementiel et consultant, Thomas est un skater bordelais passé surfer à 15 ans quand la famille déménagea à Carcans. L’apprentissage dans les vagues fut quasi instinctif et aujourd’hui le surfer girondin manie aussi bien le longboard que le shortboard, gagnant sa vie comme moniteur au surf club de son patelin, pendant la saison estivale.</p>
<div id="attachment_1200" style="width: 650px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/edouard-delpero-2taghazoutMoroccosurphotograpy-credit.jpeg" rel="wp-prettyPhoto[1196]"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-1200" class="wp-image-1200 size-full" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/edouard-delpero-2taghazoutMoroccosurphotograpy-credit.jpeg" alt="edouard-delpero-2taghazoutmoroccosurphotograpy-credit" width="640" height="427" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/edouard-delpero-2taghazoutMoroccosurphotograpy-credit.jpeg 640w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/edouard-delpero-2taghazoutMoroccosurphotograpy-credit-490x327.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/edouard-delpero-2taghazoutMoroccosurphotograpy-credit-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a><p id="caption-attachment-1200" class="wp-caption-text">Edouard Delpero, près à jaillir avec le souffle&#8230;-DR</p></div>
<div id="attachment_1202" style="width: 650px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/youssef-2Moroccosurphotograpy-credit.jpeg" rel="wp-prettyPhoto[1196]"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-1202" class="wp-image-1202 size-full" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/youssef-2Moroccosurphotograpy-credit.jpeg" alt="youssef-2moroccosurphotograpy-credit" width="640" height="427" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/youssef-2Moroccosurphotograpy-credit.jpeg 640w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/youssef-2Moroccosurphotograpy-credit-490x327.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/youssef-2Moroccosurphotograpy-credit-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a><p id="caption-attachment-1202" class="wp-caption-text">Youssef, qui fait danser le longboard dans le film-DR</p></div>
<p>Le goût pour la caméra, il l’a toujours eu, son père lui laissant dès son plus jeune âge le caméscope familial entre les mains. Puis un jour tombe entre ses mains <i>September Sessions</i> réalisé par Jack Johnson (qui fit aussi la musique du film) et «et là ce fut un déclic, je l’ai vu quatre fois». Thomas voit dans cette épopée cool de quatre surfers (Slater, Dorian, Williams et Machado), aux Mentawai, tournée en 16 mn en 2002, la concrétisation de ce qui germe en lui, tant dans sa vision du surf que dans son approche cinématographique. N’ayant pas les moyens de partir à l’autre bout du monde, il réalise alors son premier film sur place, dans le Médoc. Il s’appuie localement sur deux bons surfers qu’il connaît bien, le Canaulais Adrien Vallero et le Tahitien Heremoana Luciani, installés dans la région, pour donner de l’action à son film. Mais <i>Alombre</i> est plus qu’un film de surf, donnant à cette terre isolée du Médoc en hiver toute sa présence, toute sa puissance, grâce aussi aux témoignages de ses habitants. Au travers de ce film dont il compose lui-même la musique grâce un petit clavier et à Logic Pro, Tombottom affiche un style à lui, avec des cadrages cinéma étudiés et une coloration marquée des images. Après une première projection festive rassemblant plus de 1500 personnes à Darwin (Bordeaux), <i>Alombre</i> suit la route des festivals de films de surf en Europe, doublé d’un bouche à oreille bienfaiteur pour le jeune réalisateur.<a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/SecondSouffle-Affiche-A3-bis-06.09.2016-copie.jpeg" rel="wp-prettyPhoto[1196]"><br />
</a> <a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/Projection-darwin.jpeg" rel="wp-prettyPhoto[1196]"><br />
</a></p>
<p>Celui-ci a déjà la tête dans son second film. Il rêve d’aller tourner à Tahiti. Mais faute de budget suffisant, il investit ses économies et son temps libre sur une destination plus proche, le Maroc. Heremoana et Vallero, qui connaît bien ce pays, font partie du voyage. Tombottom élargit aussi le choix de ses surfers en y ajoutant Youssef Drouih, Selim Barkat, installés à Taghazout et avec qui il va partager trois mois de l’hiver 2015-16. Puis cerise sur la gâteau, Edouard Delpero et Vincent Duvignac rebondissent sur une houle pour quatre jours de tournage déterminants. Les images en boîte, Thomas s’isole à nouveau pendant les trois mois du printemps pour monter son film et en composer la musique. Passée la saison estivale des cours de surf, le réalisateur fignole les derniers détails de <i>Second Souffle</i>. Fidèle à son attachement à Darwin, il y renouvelle la première de son film devant un public connaisseur. Parmi celui-ci, Delpero et Duvignac qui se découvrent avec ravissement dans un film dont ils n’imaginaient pas la stylisation cinématographique. Et leurs vagues jettent !</p>
<div id="attachment_1201" style="width: 650px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-1201" class="wp-image-1201 size-full" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/Projection-darwin.jpeg" alt="projection-darwin" width="640" height="427" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/Projection-darwin.jpeg 640w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/Projection-darwin-490x327.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/Projection-darwin-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><p id="caption-attachment-1201" class="wp-caption-text">Edouard Delpero, Adrien Valero, Thomas Queyraud et ses collaborateurs, lors de la projection de Second Souffle en première à Darwin à Bordeaux</p></div>
<p><i>Second Souffle</i> est dans la lignée d’<i>Alombre</i> même si l’ancrage territorial est moindre, remplacé par des témoignages des surfers sur la motivation de leur passion. Tombottom rythme joliment le noir et blanc et la couleur, les ralentis et les actions à vitesse normal. Les cadrages sont soignés. Les paroles et le visage du père d’Adrien Vallero donne à ce film une sagesse et une franchise savoureuses. Au final, les applaudissements ne manquent pas pour un film où Thomas Queyraud, même si la surprise y est moindre, confirme son talent d’autodidacte exigeant. La trilogie de ses films devrait le conduire l’année prochaine à Tahiti où le réalisateur entend bien ajouter la dimension aquatique à ses prises de vue. Et nul doute qu’il saura y trouver les angles et les couleurs.</p>
<p>Paru dans <em>Surfer&rsquo;s Journal</em> 117</p>
<p><i>Second Souffle, 52 mn, disponible en téléchargement sur vimeo.com, au prix de 9€ sur on demand. Sinon à suivre en 2017 dans les différents festivals. <a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/01/P1190293.jpeg" rel="wp-prettyPhoto[1196]"><br />
</a></i></p>
<p>https://vimeo.com/181517233</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Océan Climax à Darwin</title>
		<link>https://www.surfersjournal.fr/ocean-climax-a-darwin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SurfersJournal]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Oct 2016 15:43:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Darwin]]></category>
		<category><![CDATA[Ocean Climax]]></category>
		<category><![CDATA[Surfrider Foundation Europe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa seconde édition, l’Ocean Climax Festival qui se déroula du 8 au 11 septembre 2016 dans l’enceinte de ce fameux lieu de transition sociétale (mêlant esprit entrepreneurial, action écologique et vie associative) qu’est Darwin à Bordeaux, a gardé les principes ayant fait l’engagement et la renommée de la première édition en 2015 (SJ n°110): un festival musical attirant son monde par ses têtes d’affiches et sa diversité, au service d’un événement poussant à réfléchir sérieusement à aujourd’hui et demain. Conférences et débats dans la journée et musique le soir, le tout dans ce lieu unique en France que sont ces bâtiments désaffectés de la caserne Niel sur la rive droite de la cité girondine, dont deux bâtiments ont été renovés en espace lucratif de travail (co-working) avec restaurant et magasin bio, et le reste investi et réaménagé en low-tech, avec de la récupération pour héberger nombre d’associations (skate, vélo,</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-982" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7774-1024x683.jpeg" alt="dscf7774" width="600" height="400" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7774-1024x683.jpeg 1024w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7774-490x327.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7774-300x200.jpeg 300w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7774-768x512.jpeg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7774.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></p>
<p>Pour sa seconde édition, l’Ocean Climax Festival qui se déroula du 8 au 11 septembre 2016 dans l’enceinte de ce fameux lieu de transition sociétale (mêlant esprit entrepreneurial, action écologique et vie associative) qu’est Darwin à Bordeaux, a gardé les principes ayant fait l’engagement et la renommée de la première édition en 2015 (SJ n°110): un festival musical attirant son monde par ses têtes d’affiches et sa diversité, au service d’un événement poussant à réfléchir sérieusement à aujourd’hui et demain. Conférences et débats dans la journée et musique le soir, le tout dans ce lieu unique en France que sont ces bâtiments désaffectés de la caserne Niel sur la rive droite de la cité girondine, dont deux bâtiments ont été renovés en espace lucratif de travail (co-working) avec restaurant et magasin bio, et le reste investi et réaménagé en low-tech, avec de la récupération pour héberger nombre d’associations (skate, vélo, street art, pirogue-stand-up, jardinage, bricolage, action sociale&#8230;). Un mixte d’activités nourries de professionnels, de passionnés, d’ingénieux, de conviviaux&#8230; en tout genre (au total plus de 450 emplois !)&#8230; qui fait de Darwin un étonnant laboratoire actuel de vie active où s’ajoutent des prestations événementielles régulières (publiques et privées), et tout récémment l’hébergement d’un lycée expérimental, avec une trentaine d’élèves pionniers en classe de seconde, ayant droit au cursus normal mais pimenté d’intervenants extérieurs poussant les élèves à plus d’éveil et d’ouverture.</p>
<p>Fort d’un tel établissement auto-suffisant en énergie et veillant à ne pas se carboniser (intégrité forte et minimum de CO2), Darwin ne peut que faire résonner à souhait l’enjeu climatique de notre époque avec donc l’Océan Climax Festival, porté aussi cette année par Surfrider Foundation Europe et Emmaüs Gironde. Entre Nicolas Hulot pointant la main mise pétrolière sur l’aveuglement politico-économique à Edgar Morin, 95 ans, insistant sur l’importance de l’éducation dans son message militant et enjoué d’homme de connaissances, la parole de ce Climax 2016 fut aussi celle d’experts reconnus et combattifs, d’ONG lucides et actives autour de «L’inacceptable scénario du fossile», «Des énergies renouvelables et de la protection des océans», «Des réfugiés climatiques». Une parole d’urgence mais aussi d’espoir, données à l’appui. Mais faut agir vite ! Et l’action d’être ici pragmatique et festive, à l’exemple de Morin,  voix tremblotante mais acclamée, entonnant spontanément le chant de la liberté, un peu avant que Air, De la soul, Cassius&#8230; ne rentrent sur scène devant plus de 8000 personnes à la cool et complices d’un décor féérique (lune aidant) de friche citadine aux colorations alternatives et vives. Mieux qu’une cité dortoir de luxe comme en rêvent des prédateurs immobiliers. Face au climat, plus le temps de dormir !  —G.S</p>
<p>Paru dans<em> Surfer&rsquo;s Journal</em> 116</p>
<div id="attachment_979" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7742.jpeg" rel="wp-prettyPhoto[978]"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-979" class="wp-image-979 size-large" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7742-1024x683.jpeg" alt="dscf7742" width="600" height="400" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7742-1024x683.jpeg 1024w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7742-490x327.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7742-300x200.jpeg 300w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7742-768x512.jpeg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7742.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-979" class="wp-caption-text">Après la lecture de “L’alerte de Darwin” invitant à sortir des énergies fossiles, l’auditoire et les organisateurs du festival se sont rassemblés pour une photo collective. Au premier plan (de gauche à droite) Franck Goudou et Philippe Barre (Darwin), Pascal Lafargue (Emmaüs Gironde) Edgar Morin, Marion Cotillard (actrice engagée sur l’écologie), Jean-Marc Gancille (Darwin), Gilles Asenjo, Antidia Citores, Stéphane Latxague (SFE).</p></div>
<p><a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7747.jpeg" rel="wp-prettyPhoto[978]"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-980" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7747-1024x683.jpeg" alt="dscf7747" width="600" height="400" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7747-1024x683.jpeg 1024w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7747-490x327.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7747-300x200.jpeg 300w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7747-768x512.jpeg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7747.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a> <a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7758.jpeg" rel="wp-prettyPhoto[978]"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-981" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7758-1024x683.jpeg" alt="dscf7758" width="600" height="400" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7758-1024x683.jpeg 1024w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7758-490x327.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7758-300x200.jpeg 300w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7758-768x512.jpeg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2016/10/DSCF7758.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
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