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	<title>Histoire - Surfers Journal</title>
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		<title>Style sous influence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SurfersJournal]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2020 16:12:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Mestelan]]></category>
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		<category><![CDATA[Lopez]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parler de style en surf, c’est ouvrir la boîte de Pandore. Comment un corps imprime sa gestuelle esthétique et fonctionnelle avec l’élé- ment naturel qui le meut, c’est toute la ques- tion du surf et, à partir de lui, celle des sports de glisse dont le style préfigure souvent leur distinction des autres sports. Que style rime avec glisse tient au fait qu’il serait comme un effacement du geste dans sa facilité à épouser à bon escient l’élément et son mouvement. Regarder Gerry Lopez, Tom Curren, Joel Parkinson, Andy Irons ou John John Florence et Stéphanie Gilmore (pour ne citer qu’eux), c’est retenir l’émotion esthétique suscitée plutôt que la prouesse technique effectuée. Ou pour le dire autrement: si on est ébloui par Kelly Slater, on succombe devant John John Florence, le second offrant à un tube sur Backdoor/Pipeline une facilité native du geste qui en redouble l’esthétisme par invisibilité. Le</p>
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<div id="attachment_3971" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/E57039BE-37E5-48E5-8E56-34D46891D1DC.jpg" rel="wp-prettyPhoto[3969]"><img aria-describedby="caption-attachment-3971" decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-3971 size-full" src="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/E57039BE-37E5-48E5-8E56-34D46891D1DC.jpg" alt="" width="640" height="359" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/E57039BE-37E5-48E5-8E56-34D46891D1DC.jpg 640w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/E57039BE-37E5-48E5-8E56-34D46891D1DC-490x275.jpg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/E57039BE-37E5-48E5-8E56-34D46891D1DC-300x168.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a><p id="caption-attachment-3971" class="wp-caption-text">Série de photos de Arnaud Mestelan surfant en single fin en Indonésie. /photos J. Penninck</p></div>
<p>Parler de style en surf, c’est ouvrir la boîte de Pandore. Comment un corps imprime sa gestuelle esthétique et fonctionnelle avec l’élé- ment naturel qui le meut, c’est toute la ques- tion du surf et, à partir de lui, celle des sports de glisse dont le style préfigure souvent leur distinction des autres sports. Que style rime avec glisse tient au fait qu’il serait comme un effacement du geste dans sa facilité à épouser à bon escient l’élément et son mouvement.</p>
<p>Regarder Gerry Lopez, Tom Curren, Joel Parkinson, Andy Irons ou John John Florence et Stéphanie Gilmore (pour ne citer qu’eux), c’est retenir l’émotion esthétique suscitée plutôt que la prouesse technique effectuée. Ou pour le dire autrement: si on est ébloui<br />
par Kelly Slater, on succombe devant John John Florence, le second offrant à un tube sur Backdoor/Pipeline une facilité native du geste qui en redouble l’esthétisme par invisibilité. Le comble d’une inscription dans un paysage est de s’y confondre ou d’être juste la note qui en appuie la beauté.</p>
<p>Mais à cette question, somme toute subjective, de ce qui définit le style, s’en ajoute une autre tout aussi intéressante: qu’est-ce qui crée un style (en dehors même de tout critère esthétique) ? En premier lieu la réponse est: les contraintes, le corps qu’on a et la planche qu’on surfe (avec aussi la vague qu’on surfe régulièrement). Et à ce titre, il est assez éclai- rant de voir que ce qui a fait le style dans le surf à différentes époques de son histoire (et qu’aujourd’hui certains surfeurs se plaisent à caractériser, mais en connaissance de cause), tient avant tout à l’évolution technique, empirique et incertaine, des planches et du surf qu’elles permettent, du style qu’elles mettent sous influence.</p>
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<p>Sans faire une généalogie détaillée de cette évolution du style dans le surf (ce qui mériterait une longue enquête), le rappel de quelques moments observés et vécus de cette histoire sont assez éloquents. Sans remonter aux planches en bois, du temps du gros longboard des 60’s doté d’une dérive pleine (skeg), on disait que pour tourner il fallait pencher le corps. Vu le peu de manœuvrabilité de la planche, celle-ci se surfait principalement par un grand travers dans la vague. Mais les bons surfeurs lui avaient adapté un style tout à fait typique de cette époque, avec un bottom-turn, le corps vertical et cambré, donnant une certaine élégance à la gestuelle. Mais celle-ci résultait du fait qu’à se pencher trop pour tourner, soit le surfeur se déséquilibrait et tombait, soit le rail de la planche plantait et ça ne tournait pas plus. Dès lors pour ajuster l’appui du poids sur le rail tout en gardant l’équilibre, le mouvement du virage consistait en un coup de bassin pour faire tourner la planche, doublée d’une cambrure du haut corps pour garder l’équilibre. Une fois la technique intégrée, ne restait plus qu’à es- thétiser la posture, l’historique soul arch qui, de Lopez à Pipeline, à Rob Machado ou Craig Anderson, prit aussi ses lettres de noblesse en shortboard, mais par pur effet de style, décontraction oblige.</p>
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<p>Avant que fin 60’s, le shortboard ne transforme totalement la donne par plus de manœuvrabilité inventive sur la vague (Wayne Lynch), le surf consistait en un panel d’acro- baties sur la planche, allant du spinner (toupie) ou poirier tout à fait vains, au nose-riding et autre hang-ten, assurant plus de vitesse dans le curl pour passer la section, par un allégement de l’arrière. Effectuer un nose-riding n’était pas la recherche d’une prouesse mais bien d’une vitesse, même si difficile à tenir et donc preuve d’un talent, et cela jusqu’à la fin des an- nées 70’s, où le single-fin plat et large à l’avant favorisait l’élan donné par cette position. Le retour aujourd’hui de celui-ci dans le jeu des postures en petite planche, voulant contre-carrer un surf de compétition aseptisé, est plutôt sympa comme marque d’un style. Mais toujours bien de voir d’où celui-ci provient.</p>
<p>Parallèlement à cela, l’apport de la dérive échancrée en fibre de verre et flexible sur le longboard des 60’s effaça le principe tech- nique du soul arch, puisque cette nouvelle forme d’aileron rendait plus réactive la planche sous l’effet d’un appui arrière. Dès lors pour tourner, on commença à distinguer l’appui des deux pieds, une technique qui s’amorça avec le drop-knee turn, la flexion de la jambe arrière ayant pour but de faire jouer le rôle de la dérive. Puis dans l’élan de cette flexion et de la réponse qu’elle obtenait de la planche, on se mit peu à peu à développer un pivot du corps (et après, plus précisément des épaules) par justement le jeu d’appui des deux pieds. Le maître de ce style de virage fut alors Nat Young (dont Joel Tudor tira toute la quintessence de son style longboard) avec notamment sa victoire au championnat du monde de 1966, augurant de l’arrivée du shortboard.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-3972" src="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/F9E3AE9F-11F4-4C66-BC0A-6EF4DA9C1AF8.jpg" alt="" width="640" height="359" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/F9E3AE9F-11F4-4C66-BC0A-6EF4DA9C1AF8.jpg 640w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/F9E3AE9F-11F4-4C66-BC0A-6EF4DA9C1AF8-490x275.jpg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/F9E3AE9F-11F4-4C66-BC0A-6EF4DA9C1AF8-300x168.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
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<p>Avec le shortboard (dont Nat Young fut un des protagonistes), à mesure qu’on raccourcis- sait la planche pour plus de manœuvrabilité, se posait la question de la vitesse, du trim. L’avantage du longboard de ce point de vue était sa vitesse d’inertie, notamment pour passer les sections dans les petites vagues. Plus petite, la planche va moins vite d’elle-même et c’est donc au surfeur de la manœuvrer, de la placer précisément pour qu’elle se propulse au mieux avec la vitesse de la vague. Et du coup, au shapeur d’en travailler aussi les formes pour aboutir à ce résultat. L’empirisme du shortboard des 70’s, passant par toute sorte de forme, fut à cet égard un inénarrable laboratoire de styles. Autant de styles que de surfeurs surfant leur type de planche, ce qui les rendait chacun totalement reconnaissables. Rien ne se ressemblait entre un Jeff Hakman tout en appui à Sunset et un Gerry Lopez tout en extension à Pipeline, ou encore un peu plus tard entre un Buttons ou un Larry Bertlemann transformant leur cut-back en geyser avec des planches courtes et ramassées et un Terry Fitzgerald n’ayant de cesse puiser la puissance d’une section pour filer à toute vitesse avec des semi-guns aiguilles.</p>
<p>Avec un single-fin, c’est la vague qui procure sa vitesse à la planche. Toute la finesse du surf en single-fin (et qui en fait aussi son style) est la trajectoire (trim line) à tenir, le placement juste, pour toujours garder la vitesse de la vague. Aussi ceux qui arrivaient, dans ces années 1970, à radicaliser leurs manœuvres, à s’éloigner du curl sans perdre la vague, affi- chaient une vraie habileté technique, rendue méconnaissable aujourd’hui du fait de la bana- lité de cette radicalité, par ailleurs elle-même largement facilitée avec l’arrivée du thruster.</p>
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<p>En effet dans l’évolution suivante du shortboard, le twin-fin apporta plus de manœuvrabilité tout en conservant le trim, mais au prix d’une certaine instabilité dans les appuis. Dans la foulée, le thruster (cette troisième dérive que Simon Anderson ap- pliqua au twin-fin pour justement plus de stabilité compte tenu de son grand gabarit) permit de conserver la vitesse de la planche due au placement des deux dérives latérales, et de renforcer le point de pivot des manœuvres grâce à la dérive centrale. Le tout-en-un, avec un effet de manœuvrabilité et d’accélération sans précédent, d’où son succès.</p>
<p>Mais avec le thruster, le surf changea de style. La vitesse de la planche n’était plus obtenue par son placement dans la vague (avec toute la gestuelle singulière que pouvait activer le surfeur pour cela), mais elle était désormais donnée par les appuis de plus en plus techniques et standardisés du surfeur sur la planche, transformant celle-ci en force de projection capable de toute sorte de trajectoire (radicale, tubulaire, aérienne). Non plus un surf de trim, mais un surf d’accélération, faisant de la manœuvrabilité un jeu de rebonds de plus en plus radicaux, le surf d’aujourd’hui.</p>
<p>Du coup, observateur expert de tout cela, Derek Hynd (surfeur pro dans le top 16 en 1980, chantre du lay-back, journaliste, passé au finless et définitivement protagoniste du sans dérive avec un style affiché) a pu dire que l’arrivée du thruster avait tué les styles, unifor- misant le surf par une technique affranchie et aboutie des appuis et dont les postures n’ont plus rien de caractérisé. Justement analysé mais sans doute un peu exagéré, le surf de compétition arrivant encore à marquer des styles, pour exemple John John Florence et ses bras souvent collés au corps&#8230; (pas le plus technique dans un cut-back, mais son style n’est pas moins efficace pour lui).</p>
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<p>Par ailleurs ce qui a pu être perdu comme style avec le thruster a tout de même été compensé par la créativité des trajectoires sur la vague. Puisque ce sont les appuis du surfeur qui impulsent l’élan de la planche dans les virages, le surfeur devient plus libre dans son déplacement avec le déferlement. Ainsi désor- mais ceux qui s’envolent, ceux qui carvent, de ceux qui font les deux&#8230; l’ensemble aboutis- sant à un ballet chorégraphique du surf, riche et plaisant à regarder. Mais c’est dans le tube où la finesse de la relance des appuis a été la plus effective et extraordinaire.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-3973" src="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/F64D7D7E-00E3-45AA-A431-771A6EB7E19E-copie.jpg" alt="" width="640" height="359" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/F64D7D7E-00E3-45AA-A431-771A6EB7E19E-copie.jpg 640w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/F64D7D7E-00E3-45AA-A431-771A6EB7E19E-copie-490x275.jpg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/F64D7D7E-00E3-45AA-A431-771A6EB7E19E-copie-300x168.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p>Avant le tube, il y avait surtout le head dip (tremper la tête), la dite casquette, le surfeur se positionnant plus ou moins en nose-riding, juste dans la poche du curl, avec la lèvre lui faisant un shampoing. Un ravissement rafraî- chissant et jubilatoire d’un bon placement. Pour cela, naturellement le surfeur cherchant à rapprocher sa tête du déferlement, inclinait celle-ci, engendrant une position du corps pliée, mais avec des cuisses à l’équerre, un buste tassé dessus, un bras en flèche et donc une tête de travers. Cette position est restée longtemps celle du tube avec le shortboard des années 1970, avec un appui avant marqué pour filer droit et vite dans le barrel, mais avec le désavantage d’un corps plié en largeur et vite pris en porte-à-faux dès lors que le déferle- ment s’amassait sur lui. La chute à la sortie du tube, là où l’ouverture se rétrécit&#8230;</p>
<p>Avec le thruster, puis avec le travail du rocker rendant la planche plus vive (l’époque New School des années 1990), la position dans le tube a changé avec un corps plié, mais fesses sur les mollets, buste droit, bras serrés et tête haute (Curren)&#8230; évidemment plus effectif tant dans la flexibilité des appuis, dans l’angle de vision que dans l’équilibre à tenir avec le déferlement qui s’écrase, avec du coup des trajectoires oscillantes plus profondes à l’intérieur du tube (Slater, Irons, Florès, Florence&#8230;). Et à partir d’un tel repositionnement du corps, on a vu les styles (backside, frontside) se démarquer dans le tube, chacun y allant de son élasticité corporelle et de son aisance pour jouer avec l’énergie cinétique du déferlement, le thruster (doublé du rocker) y permettant une bonne assise.</p>
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<p>Aujourd’hui, comme dans beaucoup de sports, la technique du surf est pour large partie aboutie et donc son défrichement qui a fait les styles de son évolution n’a plus vraiment d’incidence. A l’inverse le répertoire du surf s’est considérablement élargi et un bon surfeur technique a de quoi s’en amuser pour en faire son style. C’est ce qu’on voit dans le free surf, avec aussi la volonté et le plaisir de surfer des styles de planche tout à fait différents.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-3975" src="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/4A87B2B4-899E-448E-B624-9B2EFEFCAAA6.jpg" alt="" width="640" height="359" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/4A87B2B4-899E-448E-B624-9B2EFEFCAAA6.jpg 640w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/4A87B2B4-899E-448E-B624-9B2EFEFCAAA6-490x275.jpg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2020/03/4A87B2B4-899E-448E-B624-9B2EFEFCAAA6-300x168.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p>Reste cependant une donnée fondamentale du style: celui qu’on a (quel que soit le niveau) est celui qu’on a pris au moment de son apprentissage, avec une écriture propre à son corps, à ses sensations, même si, après, la technique le modélise, corrige les défauts, pour plus d’efficacité. Mais celle-ci doit faire parler le corps et non le soumettre, et alors le style a encore de beaux jours devant lui, compte tenu de la multiplicité corporelle qui caractérise les humains, les surfeurs et les surfeuses&#8230; —GS</p>
<p>Paru dans <em>Surfer&rsquo;s Journal</em> 136</p>
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		<title>Bordeaux dans la vague</title>
		<link>https://www.surfersjournal.fr/bordeaux-dans-la-vague/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SurfersJournal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Oct 2019 15:40:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art Surf]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Bordeaux]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Decoster]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[La déferlante surf]]></category>
		<category><![CDATA[Musée d'Aquitai]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jusqu’au 5 janvier 2020, La déferlante surf immerge le Musée d’Aquitaine et la ville de Bordeaux dans un océan d’objets, de planches, de photos, de tableaux, révélant puissamment le surf dans sa dimension sociétale, historique, créative, poétique… Inédit et unique. Un message de couleurs qui vivifie la teneur de notre époque grâce à une scénographie pleine d’exotisme. A ne pas manquer, ça vaut le détour. Petite présentation pour vous attirer. De grandes expositions sur le surf, il n’y en a pas eu tant que cela. Citons cependant en France Sur la vague à la Corderie Royale à Rochefort en 2005, La dernière vague à La belle de mai, à Marseille, en 2013. Egalement 50 ans, puis 60 ans de surf à Biarritz en 2007 et 2017. Aussi lorsque huit cent mètres carrés d’exposition temporaire sont consacrés au surf dans le musée le plus emblématique de Bordeaux, lui-même attaché à l’histoire et</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu’au 5 janvier 2020, <i>La déferlante surf</i> immerge le Musée d’Aquitaine et la ville de Bordeaux dans un océan d’objets, de planches, de photos, de tableaux, révélant puissamment le surf dans sa dimension sociétale, historique, créative, poétique… Inédit et unique. Un message de couleurs qui vivifie la teneur de notre époque grâce à une scénographie pleine d’exotisme. A ne pas manquer, ça vaut le détour. Petite présentation pour vous attirer.</p>
<div id="attachment_3442" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3442" decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-3442 size-large" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1237-1024x730.jpeg" alt="" width="600" height="428" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1237-1024x730.jpeg 1024w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1237-490x350.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1237-300x214.jpeg 300w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1237-768x548.jpeg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1237.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><p id="caption-attachment-3442" class="wp-caption-text">Une entrée en matière qui vous met dans tube avec la vague de Skeleton en Namibie dans l’œil</p></div>
<p><strong>De grandes expositions sur le surf</strong>, il n’y en a pas eu tant que cela. Citons cependant en France <i>Sur la vague</i> à la Corderie Royale à Rochefort en 2005, <i>La dernière vague</i> à La belle de mai, à Marseille, en 2013. Egalement <i>50 ans</i>, puis <i>60 ans de surf</i> à Biarritz en 2007 et 2017. Aussi lorsque huit cent mètres carrés d’exposition temporaire sont consacrés au surf dans le musée le plus emblématique de Bordeaux, lui-même attaché à l’histoire et aux sciences humaines, non seulement le surf se voit honoré d’un grand espace mais également primé de sa valeur historique et de son impact sociétal.</p>
<p>Au départ de <i>La déferlante surf</i>, la prise de contact du collectionneur Gérard Decoster avec le Musée d’Aquitaine, il y a quelques années. A deux reprises Decoster a présenté sa collection très hétérogène d’objets surf à Biarritz. S’il y voit un matériau notoire pour une exposition à Bordeaux, Paul Matharan, conservateur du musée et commissaire d’expo, réfléchit à l’intégrer dans une scénographie plus large et plus complète. Avec près de deux mille objets surf sous ses bras, Decoster a de quoi montrer le surf par lui-même comme au-delà de lui-même avec ses retombées extérieures. Pour Paul Matharan il s’agit de piocher dans ce trésor pour mieux suivre une trame sociétale que, fin limier de ce qui fait une culture et son incidence, il a toujours à cœur de constituer dans ses expositions. Pour exemple des expositions sur le rugby et le football au Musée d’Aquitaine qui firent dates à Bordeaux. Dans son travail, le conservateur sexagénaire s’imbibe jusqu’à plus soif du thème à exposer afin d’y apposer un regard à même de transporter à son tour le visiteur, grâce à un voyage scénographique chaque fois inédit et singulier.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Alors que pendant les six derniers mois de l’année 2018, une très belle exposition sur le voyage de Jack London dans le Pacifique (voyage qui lui fit découvrir le surf à Hawaii, voir SJ 126) occupe les lieux au Musée d’Aquitaine, décision est prise d’y enchaîner le surf pour 2019. A l’appui de cela, le choix du thème <i>Liberté ! </i>comme élément créateur et unificateur de l’offre culturelle de Bordeaux pour la saison 2019. Que le surf rime historiquement avec liberté, Claire Andries, Directrice générale des affaires culturelles, et Lucas Lopes, Directeur de mission et coordinateur de la saison culturelle, lui-même surfeur, en sont vite convaincus. Donc feu vert accordé à Paul Matharan pour faire déferler le surf au Musée d’Aquitaine.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Outre la collection de Decoster et les pièces anthropologiques océaniennes appartenant au musée, Paul Matharan s’adjoint les services et les objets d’autres férus de mémoire, regroupés autour de l’association Surf Vintage. De collectionneurs de planches à collectionneurs de photos, Matharan étaye peu à peu son contenu, accumulant pour l’exposition plus d’une quarantaine de planches et d’une croustillante iconographie historique constituée notamment de photographies de John Severson, Leroy Grannis, Ron Stoner, Jeff Divine… En partenariat avec le Bishop Museum à Hawaii et le Surfing Heritage and Culture Center à San Clemente, Californie, l’exposition bénéficie d’appuis de référence et d’apports iconographiques emblématiques. Duke Kahanamoku, Tom Blake ont leur vitrine sur la longue table, construite comme un parchemin en bois finissant en forme de vague, traitant de l’histoire. Grâce aussi à Pierre-Bernard Gascogne, co-fondateur de <i>Surf Session</i> dont la collection de planches et de photos résume à souhait le surf du vingtième siècle, le visiteur averti s’émerveille d’une planche creuse de Tom Blake des années 1930, comme d’une photo majeure de Divine de la fin des 60’s, avec David Nuuhiwa et consœurs, les cheveux jusqu’au cou, assis devant des shortboards single fin décorés psychédéliques et avec un narguilé derrière eux. Toute une révolution 60’s en une image, dûment encadrée et placée, pour appeler le regard et rappeler l’histoire.</p>
<div id="attachment_3443" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3443" decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-3443 size-large" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1240-1024x489.jpeg" alt="" width="600" height="287" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1240-1024x489.jpeg 1024w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1240-490x234.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1240-300x143.jpeg 300w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1240-768x367.jpeg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1240.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><p id="caption-attachment-3443" class="wp-caption-text">Avant de rentrer dans l’histoire du surf, l’exposition déporte dans les paradis mythiques, celui ici américain/californien avec l’évocation colorée du premier surf boom des 60’s et sa surf musique et ses beach movies. Au centre, l’œuvre de l’artiste contemporain français, Gilles Barbier (voir SJ 123)  Pawn (Tities and beer), résine, vêtements, accessoires peinture à l’huile, 2011, Galerie Vallois, Paris. Personnage ici central, car à partir duquel s’est construit l’imaginaire de cette exposition foisonnante.</p></div>
<p>Le surf est très riche d’histoires, de personnages avec des époques et des individus qui vaudraient en eux-mêmes une exposition. Aussi Paul Matharan, homme du Gers plus habité par une culture du terroir que par une culture océane, s’est mis dans la peau du découvreur observateur, émerveillé et malin, pour construire sa scénographie. Dès lors c’est bien à un parcours dans la culture surf auquel il invite le visiteur, avec comme fil conducteur cette vague du surf qui déferle en convoquant tous ces objets, toutes ces images, tous ces petits films, toutes ces œuvres d’art… autant d’évocations, d’apparence hétéroclite, mais donnant à comprendre à point nommé sans trop en ajouter. A partir de là, les différents espaces de l’exposition ont leur propre atmosphère, leur propre caractéristique &#8211; mythique, historique, sociétal, régional, sportive, artistique, économique – sans qu’un champion, un artiste ou une entreprise soit plus mis en avant, chaque chose participant d’un fondu enchaîné enivrant, regorgeant de détails pour qui veut s’y arrêter. Seul un coin spécifique rend hommage à Jacky Rott, disparu quelques jours avant l’ouverture de l’exposition, premier des <i>Tontons Surfeurs </i>à s’être lancé dans l’aventure du surf en France.</p>
<div id="attachment_3444" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3444" decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-3444 size-large" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1246-1024x559.jpeg" alt="" width="600" height="328" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1246-1024x559.jpeg 1024w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1246-490x268.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1246-300x164.jpeg 300w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1246-768x419.jpeg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1246.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><p id="caption-attachment-3444" class="wp-caption-text">Du longboard de Hobie Alter au thruster de Simon Anderson, la collection de planches présentées par l’association de surfeurs collectionneurs, Surf Vintage, vaut son pesant d’or.</p></div>
<p>Ouvrant sur un tube, avec dans l’œil l’interminable vague de Skeleton en Namibie, l’exposition conduit aussitôt après aux paradis mythiques: celui exotique des îles du Pacifique qui fit vibrer les navigateurs blancs d’antan et qui nous reste en image malgré le saccage que les colons en firent, et celui américain/californien dont la surf musique et les beach movies imprègnent encore tous les esprits. Puis après des étapes plus terre à terre et instructives, l’exposition se termine dans un feu d’artifices de couleurs, d’objets d’art et de consommation, le tout surplombé d’un tiki bar (voir photo) assurant le breuvage enchanteur du surf (mais sans barman pour vous servir).<span class="Apple-converted-space">  </span>De quoi sortir d’un pas allègre de cette déferlante, l’esprit ragaillardi par la note mineur d’une pratique sportive millénaire mais dont la symphonie culturelle ne manque pas de haute teneur.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<div id="attachment_3445" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3445" decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-3445 size-large" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1294-1024x698.jpeg" alt="" width="600" height="409" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1294-1024x698.jpeg 1024w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1294-490x334.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1294-300x205.jpeg 300w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1294-768x524.jpeg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1294.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><p id="caption-attachment-3445" class="wp-caption-text">Déferlement de production et de création dans la dernière salle, avec ici au premier plan, Frenchsurfite, une réplique faite pour l’expo par Gérard Decoster de la célèbre Surfite de l’illustrateur-designer Ed Roth. A gauche, une installation spécifique de l’artiste Millagou avec ce totem, intitulé Miki, sculpture surfable, mousse et résine, 2018, Galerie Sultana.</p></div>
<p>En appendice final à la déferlante, le visiteur plonge aussi dans une salle noire où une série de grands portraits contrastés, en noir et blanc, de surfeurs avale le regard. Les photos de Stephen Vanfleteren, tirées de son livre <i>Surf Tribe</i>, donne à l’exposition son point d’exclamation, comme si les surfeurs avaient quelque chose d’une espèce à part, ce qu’il ne faudrait cependant pas croire. Le surf et les surfeurs sont là juste pour s’amuser avec la vague et leur culture, leur communauté, si prolifiques et spécifiques soient-elles, n’ont que peu de vanités à exposer: une vague qui déferle est trop éphémère et imprévisible pour être une vérité. Peut-être est-ce la poésie du chemin offert par la scénographie de Paul Matharan, ajoutée du travail superbe de l’équipe de construction du musée: offrir une immersion dans le surf, somme toute improbable. Bravo !</p>
<p>Gibus de Soultrait</p>
<p>Paru dans <em>Surfer&rsquo;s Journal</em> 134<a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/10/DSCF1237.jpeg" rel="wp-prettyPhoto[3441]"><br />
</a>Voir <a href="https://www.youtube.com/watch?v=DgCsRISW25s&amp;t=1s" target="_blank" rel="noopener noreferrer">présentation de l&rsquo;expo</a></p>
<p>La déferlante surf, <i>c’est aussi le catalogue de l’expo avec en images nombre d’objets et photos exposés, et surtout avec pas moins de quarante textes écrits de mains de spécialistes, connaisseurs et universitaires, faisant de cet ouvrage un livre majeur pour quiconque s’intéresse au surf et à sa culture. Nous aurons l’occasion de revenir dessus, en attendant il est disponible sur<span class="Apple-converted-space"> </span></i></p>
<p><a href="http://www.musee-aquitaine-bordeaux.fr"><i>www.musee-aquitaine-bordeaux.fr</i></a></p>
<p><i>Horaires de l’exposition, du mardi au dimanche, 11h-18h, Musée d’Aquitaine, 20 cours Pasteur 33000 Bordeaux, tel:05 56 01 51 00 &#8211; Entrée 5€.<span class="Apple-converted-space"> </span></i></p>
<p><i>Jusqu’au 5 janvier 2020.<span class="Apple-converted-space"> </span></i></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
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		<title>The Fantastic Plastic Machine</title>
		<link>https://www.surfersjournal.fr/the-fantastic-plastic-machine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SurfersJournal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Apr 2019 16:52:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Plastique 1969 Fantastic plastic machine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a cinquante ans sortait sur les écrans de cinéma californiens, The Fantastic Plastic Machine, film de surf réalisé par Eric et Lowell Blum et produit par la Twenty Century Fox. Un documentaire surf à la Endless Summer, mais sans la gageure de l’inédit du film de 1964, ni celle d’avoir un vrai surfeur hard-core comme Bruce Brown aux commandes et en voix off. Là, pour narrer l’histoire de surfeurs en quête de vagues, celle de l’acteur Jay North, star d’une sérié télé des 60’s, Dennis The Menace. Pour autant le scénario du film n’est pas une histoire à l’eau de rose hollywoodienne. En 1966, lors des championnats monde ayant eu lieu en Californie, l’Australien Nat Young remportait le titre avec une style de surf révolutionnaire, exécutant plein de virages avec une planche plus manœuvrable, là où son adversaire hawaiien (passé en Californie) David Nuuhiwa filait magistralement tout droit sur</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3153" style="width: 699px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/Plastic-machine-bdef.jpg" rel="wp-prettyPhoto[3152]"><img aria-describedby="caption-attachment-3153" decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-3153 size-large" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/Plastic-machine-bdef-689x1024.jpg" alt="" width="689" height="1024" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/Plastic-machine-bdef-689x1024.jpg 689w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/Plastic-machine-bdef-scaled-490x728.jpg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/Plastic-machine-bdef-202x300.jpg 202w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/Plastic-machine-bdef-768x1141.jpg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/Plastic-machine-bdef-scaled.jpg 1724w" sizes="(max-width: 689px) 100vw, 689px" /></a><p id="caption-attachment-3153" class="wp-caption-text">Sorti en 1969, The Fantastic Plastic Machine va de pair avec la révolution du shortboard et l’élan de liberté d’alors.</p></div>
<p>Il y a cinquante ans sortait sur les écrans de cinéma californiens, <em>The Fantastic Plastic Machine</em>, film de surf réalisé par Eric et Lowell Blum et produit par la Twenty Century Fox. Un documentaire surf à la <em>Endless Summer</em>, mais sans la gageure de l’inédit du film de 1964, ni celle d’avoir un vrai surfeur hard-core comme Bruce Brown aux commandes et en voix off. Là, pour narrer l’histoire de surfeurs en quête de vagues, celle de l’acteur Jay North, star d’une sérié télé des 60’s, <em>Dennis The Menace</em>. Pour autant le scénario du film n’est pas une histoire à l’eau de rose hollywoodienne. En 1966, lors des championnats monde ayant eu lieu en Californie, l’Australien Nat Young remportait le titre avec une style de surf révolutionnaire, exécutant plein de virages avec une planche plus manœuvrable, là où son adversaire hawaiien (passé en Californie) David Nuuhiwa filait magistralement tout droit sur le nose. Une finale historique qu’on commente encore, étant la marque d’une transition irréversible du surf et des prémices de la révolution du shortboard, entamée l’année suivante par le célèbre trio, Nat Young, le shapeur-surfeur Bob MacTavish et le kneeboardeur George Greenough en pointeur visionnaire de cette révolution avec ses trajectoires virevoltantes et sous le curl, à genou sur sa miniboard, super flex tout en fibre de verre et résine.</p>
<p>En Californie, au début des 60’s, le surf de haut niveau suivait l’institutionnalisation sportive des clubs et de leur rivalité compétitive. Le plus fort et le plus célèbre de ces surf clubs était le Windansea de la Jolla (San Diego). Tous les meilleurs y étaient. Un temple dominant et arrogant du nose et hang-ten, faisant la gloire du surf des 60’s. Aussi la victoire de Nat Young passait mal chez beaucoup de Californiens. Vint l’idée d’une revanche et d’un film pour en raconter l’histoire. Outre les compétitions, la culture surf, après <em>Endless Summer</em>, était aussi celle du voyage, du rêve exotique de la vague ailleurs. Deux en un. En 1967, un groupe de surfeurs du Windansea (Skip Frye, Steve Bigler, Mike Purpus…) firent le voyage de l’Australie pour la revanche contre une équipe d’Australiens, cela conduisant les protagonistes à s’arrêter et surfer aux Fidji et en Nouvelle-Zélande, de quoi faire de belles images et un film de rêve, mettant les producteurs dans l’espoir de faire un jackpot à la <em>Endless Summer</em>. Les remakes ont rarement l’authenticité et sorti donc en 1969, <em>The Fantastic Plastic Machine</em>, ne déplaça pas les foules, ni ne marqua vraiment les esprits par ses images. La dimension du voyage y était mielleuse alors que la jeunesse se radicalisait contre la guerre du Vietnam. Les héros du Windansea se prirent une raclée devant une équipe B d’Australiens ayant intégré le style de Nat Young. Seul intérêt du film, même si était sorti en Australie en 1968, le surf movie <em>Evolution</em>de Paul Witizig, ode révolutionnaire à l’odyssée du shortboard entamé par le fameux trio, <em>The Fantastic Plastic Machine</em>affichait en grand écran l’expression de ce nouveau surf, avec notamment des séquences de Nat Young et Bob MacTavish (à voir sur Youtube) d’une portée effectivement fantastique pour l’époque. Nose et hang-ten étaient mis au rencart, tout autant que le Windansea et même la notion de surf club.</p>
<p>Pourquoi alors revenir ici, sur ce film, cinquante plus tard sur ce film. A défaut d’un succès de son contenu, ce documentaire emporta les esprits par son titre. <em>The Fantastic Plastic Machine</em>était le shortboard, planche plus courte, plus légère, plus maniable dont l’évolution de la forme, de la plasticité, n’allait plus jamais s’arrêter jusqu’à même encore aujourd’hui pour que les surfeurs puissent carver comme voler. Ce titre de film, qui aurait pu être le nom d’un groupe de musique pop d’alors, caractérisait aussi l’élan de liberté enveloppant l’époque et s’exprimant dans cette «plastic machine», dont le commentaire off du film dit à juste titre qu’«elle offre au surfeur, comme jamais auparavant, la pleine expression de sa personnalité.» Une machine qui permettait l’expression individuelle, dans sa liberté, dans sa légèreté, dans sa maniabilité, dans sa variété, c’était aussi tout le rêve de la révolution contre-culturelle, résistante, utopique et émancipatrice (anti-Vietnam et hippie) dont la jeunesse portait le bienheureux flambeau, brisant à jamais le carcan de la société.</p>
<p>Par ailleurs, si prévalaient dans cet élan sociétal des prises de conscience tant écologiques, dénonçant la pollution, que libertaires, invectivant la société de consommation, dans le fatras des valeurs individuelles qui jaillissaient, la plasticité de la créativité n’avait pas de limite, dans quelque domaine que ce soit. Et curieusement (logiquement ?), aussi anti-naturelle qu’elle fût dans sa composition pétro-chimique, la matière plastique fit corps avec cette expression multiforme de la créativité et de la liberté individuelles. Ce qui était fantastique, ce n’était pas que la machine permettant «la plein expression de sa personnalité», mais bel et bien le plastique qui permettait cette machine. Et pas que dans le surf.</p>
<p>On ne se le mémorise pas forcément très bien, mais dans les Trente Glorieuses qui marquèrent le progrès de la société moderne, il y a une concomitance entre l’expansion de la matière plastique et celle de l’expression individuelle. Encore dans les années 1960, cette nouvelle matière n’existe pas dans la consommation courante. La bouteille de lait est consignée, règle collective de consommation. Dans les années 1970, le plastique se répand partout du briquet (puis du rasoir) Bic jetable, à la 2cv Mehari roulant sur la plage, cheveux au vent, en passant par tout le renouveau pop du design n’ayant d’yeux que pour cette matière aux possibilités infinies de forme. Pas un domaine, du surf au mobilier, où le bois ne résiste à cette invasion. Idem pour le verre, le métal. Une vraie jouvence du plastique dont la symbolique, par sa légèreté, sa nouveauté…, colle à la liberté d’expression requise. Une matière plastique dont bien sûr les producteurs économiques du marché vont exploiter, renforcer et insuffler la tendance au point d’en faire une matière de consommation de masse, la liberté de consommer se substituant à la liberté de s’exprimer, chacun étant devenu l’expression, la plasticité de ses produits… Avec un regard d’aujourd’hui, on a comprend la mue, mais on s’en affole avec tout ce qu’est devenu le plastique, sa pollution, sa production inexorable (le surf n’est pas en reste !), son gaspillage.</p>
<p>Au même moment où on se souvient ici, en 2019, de ce film de surf de 1969, par ce titre gardé l’esprit et si emblématique du vécu «fantastique» (ça brisait, ça jaillissait, ça expérimentait de partout) d’alors, on lit également dans la presse une découverte qui aurait dû faire plus que quelques articles, mais bel et bien la une de l’actualité mondiale. Comme un pas de géant en marchant sur la lune, mais en l’occurrence un pas affolant en marchant sur la tête. Analysant des micro-crustacés récupérés entre 2007 et 20018 à plus de 11 000 mètres de fond dans des fosses de l’océan Pacifique, des scientifiques anglais découvrent que plus de 72% de ces spécimens contiennent du micro-plastique (1). Là effectivement on touche le fond ! En cinquante ans, pas un recoin de l’océan n’échappe désormais au plastique, avec tout ce que cela veut dire de notre modèle de production et de société, avec tout ce que cela veut dire et engendre de notre détérioration de l’environnement et de ses ressources naturelles, cela allant de pair avec le réchauffement climatique. Avec une production annuelle de 300 millions tonnes pour nos besoins de liberté de consommation, le plastique finit dans les océans à plus de 10 millions de tonnes par an. Une machine infernale que rien ne semble arrêter…</p>
<p>Voilà qui interpelle sur tout ce plastique dont il va bien falloir se passer (et par des efforts de restriction drastique tant individuels que collectifs) si on ne veut pas en être contaminé, insidieusement, en retour dans tout. Mais voilà aussi qui questionne sur toute cette liberté qu’est devenue notre machine individuelle fantastique, prise au piège de sa plasticité à vouloir créer et consommer le monde à son goût, à son plaisir et découvrant en retour une planète qui s’épuise de tant de fantaisies, tant de facéties productives, tout en rappelant la complexité, la plasticité (la résilience) de son incroyable machine… Ce qui laisse augurer d’autres voies, moins libres de nos choix mais pas moins fantastiques de ses opportunités. En surf, notre planche est une fantastique machine, mais la vague est reine et seule libre à donner le rythme de notre petite musique… A suivre&#8230;</p>
<p>Gibus de Soultrait</p>
<p>Paru dans <em>Surfer&rsquo;s Journal</em> 131</p>
<div id="attachment_3154" style="width: 310px" class="wp-caption alignnone"><img aria-describedby="caption-attachment-3154" decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-3154 size-medium" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/STOCK_MM8515_MP6_MartinOgonowski_ChristophSchÅr-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/STOCK_MM8515_MP6_MartinOgonowski_ChristophSchÅr-300x300.jpg 300w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/STOCK_MM8515_MP6_MartinOgonowski_ChristophSchÅr-100x100.jpg 100w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/STOCK_MM8515_MP6_MartinOgonowski_ChristophSchÅr-490x490.jpg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/STOCK_MM8515_MP6_MartinOgonowski_ChristophSchÅr-150x150.jpg 150w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/STOCK_MM8515_MP6_MartinOgonowski_ChristophSchÅr-768x768.jpg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/STOCK_MM8515_MP6_MartinOgonowski_ChristophSchÅr-1024x1024.jpg 1024w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/05/STOCK_MM8515_MP6_MartinOgonowski_ChristophSchÅr.jpg 1900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-3154" class="wp-caption-text">En vert, les micro-plastiques ingérés par une puce d’eau de 3 mm. Par ailleurs, en 50 ans le plastique est arrivé à s’immiscer dans des organismes à plus de 11 000 mètres de fond dans l’océan Pacifique. PHOTO DU DEPARTEMENT DE SCIENCE ENVIRONNEMENTAL UNIVERSITE DE STOCKHOLM</p></div>
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		<title>Back to 69</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SurfersJournal]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2019 18:45:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[1969]]></category>
		<category><![CDATA[Surfer magazine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.surfersjournal.fr/?p=3085</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entamant l’année 2019, (et avec la couverture de ce numéro nous ramenant cinquante ans en arrière en 1969), on est allé reprendre dans la pile du grenier un numéro de Surfer magazine de cette même année 69, gardé à l’esprit avec un souvenir pré-adolescent mais vif de cette époque. Passage en revue de quelques pages de ce numéro, emblématique d’une décennie 60’s frondeuse qui va basculer dans des 70’s voyageuses et utopiques, mais dont la sensation, la vision ont de quoi résonner dans celles de notre époque actuelle. Déjà la couverture, en étoile graphique bousculant la linéarité des critères établis, un roller exemplaire en shortboard de 8’ d’un Californien, Pat Tobin, saisi par le photographe Art Brewer (à l’honneur dans ce Surfer’s Journal). L’édito non signé de John Severson, titré goo ! get out oil, dénonçant l’implantation de plateformes pétrolifères au large de la côte californienne, en argumentant sur la pollution</p>
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<p><a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/04/what.jpg" rel="wp-prettyPhoto[3085]"><br />
</a>Entamant l’année 2019, (et avec la couverture de ce numéro nous ramenant cinquante ans en arrière en 1969), on est allé reprendre dans la pile du grenier un numéro de <i>Surfer</i> magazine de cette même année 69, gardé à l’esprit avec un souvenir pré-adolescent mais vif de cette époque. Passage en revue de quelques pages de ce numéro, emblématique d’une décennie 60’s frondeuse qui va basculer dans des 70’s voyageuses et utopiques, mais dont la sensation, la vision ont de quoi résonner dans celles de notre époque actuelle.</p>
<p>Déjà la couverture, en étoile graphique bousculant la linéarité des critères établis, un roller exemplaire en shortboard de 8’ d’un Californien, Pat Tobin, saisi par le photographe Art Brewer (à l’honneur dans ce <i>Surfer’s Journal</i>). L’édito non signé de John Severson, titré <i>goo ! get out oil</i>, dénonçant l’implantation de plateformes pétrolifères au large de la côte californienne, en argumentant sur la pollution qui progresse. Sous l’édito, un coupon/pétition à renvoyer ! Le combat écologique n’est pas que mystique, Severson invite les surfeurs à se mobiliser !</p>
<p>Beaucoup de publicités dans ce numéro de <i>Surfer,</i> mais de marques de planches de surf et non de surfwear. La révolution du shortboard est toujours en cours, et 1969 est l’expression de ses plus lignes de shape, avec des outlines aux courbes superbes, esthétiques et effectives. Dans les têtes, le flex tail !</p>
<p>Le numéro contient tout du magazine complet: interview, conseils techniques, compétition, infos destination voyage&#8230; Mais à cela s’ajoutent des articles libres comme un de Mickey Dora, <i>The crackerjack conspiracy</i>…, celui de Nat Young, <i>north shore reflections</i>, et tout un dossier présenté en format à l’italienne, autour de <i>What is surfing ?, </i>des surfeurs notoires de l’époque répondant à la question. Ricky Grigg «One word: FUN», Nat Young «something exceptionally vital to my existence», Ted Spencer «I have been riding the same board for a year, it has no restrictions, I am free to create», Steve Bigler «Surfing is a gift (don), give it time, involvement and respect, the experience will become reality !»… Egalement une double page BD de Cosmic Tube… En quatrième de couverture une pub Jantzen avec une photo de Corky Carroll (avec un twin fin) et Rodney Sumpter marchant sur la plage à La Barre (France)… Toute une époque, toute une résonance dont l’apologie comme la mélancolie est ici vaine, mais une teneur du surf dont il est bon de rappeler la floraison, comme pour dire que le surf en est capable d’autres… et pas seulement dans des piscines à vagues. Suivez mon regard… —GS<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Paru dans<em> Surfer&rsquo;s Journal</em> 130</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-3087" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2019/04/what.jpg" alt="" width="3572" height="2451" /></p>
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		<title>Le livre sur Duke !</title>
		<link>https://www.surfersjournal.fr/le-livre-sur-duke/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SurfersJournal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Jul 2018 10:43:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Duke Kahanamoku]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; L’image de Duke Kahanamoku (1890-1968), «le père du surf moderne» disparu il y a cinquante ans, est une icône essentielle et incontournable du monde du surf, tant fut grande son influence et tant il était photogénique. Pourtant, paradoxalement, nous ne savons pas grand-chose de son existence alors que, jusqu’à Barack Obama, il était le plus célèbre natif d’Hawaii. Apôtre du surf, il l’a révélé au monde et il incarne presque à lui seul la culture et l’histoire de cette pratique dévorante qu’il nous a transmise. À l’aube du XXe siècle, membre du dernier carré des surfeurs hawaiiens, il contribua de manière essentielle à sa relance en captivant les Alexander Ford et autres Jack London qui en clamèrent ses bienfaits, en créant le premier club de surf au monde et en réalisant des démonstrations sur les côtes américaine et australiennes. Sa «Long Ride» est restée dans la légende des plus</p>
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<div id="attachment_2495" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/08/Couv-Duke-copie.jpg" rel="wp-prettyPhoto[2494]"><img aria-describedby="caption-attachment-2495" decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-2495 size-large" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/08/Couv-Duke-copie-732x1024.jpg" alt="" width="600" height="839" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/08/Couv-Duke-copie-732x1024.jpg 732w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/08/Couv-Duke-copie-490x686.jpg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/08/Couv-Duke-copie-214x300.jpg 214w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/08/Couv-Duke-copie-768x1075.jpg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/08/Couv-Duke-copie.jpg 1772w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-2495" class="wp-caption-text">Un livre majeur sur un personnage et surfeur légendaire.</p></div>
<p>L’image de Duke Kahanamoku (1890-1968), «le père du surf moderne» disparu il y a cinquante ans, est une icône essentielle et incontournable du monde du surf, tant fut grande son influence et tant il était photogénique. Pourtant, paradoxalement, nous ne savons pas grand-chose de son existence alors que, jusqu’à Barack Obama, il était le plus célèbre natif d’Hawaii.</p>
<p>Apôtre du surf, il l’a révélé au monde et il incarne presque à lui seul la culture et l’histoire de cette pratique dévorante qu’il nous a transmise. À l’aube du XX<sup>e</sup> siècle, membre du dernier carré des surfeurs hawaiiens, il contribua de manière essentielle à sa relance en captivant les Alexander Ford et autres Jack London qui en clamèrent ses bienfaits, en créant le premier club de surf au monde et en réalisant des démonstrations sur les côtes américaine et australiennes. Sa «Long Ride» est restée dans la légende des plus épiques sessions de l’histoire du surf. Esprit à la fois novateur et empreint de tradition, épris de technique et shapant lui-même ses planches, ouvert aux autres et précurseur, il servit de lien entre la pratique traditionnelle hawaiienne et les évolutions modernes. Avec les beachboys de la grande époque, il contribua à formaliser les règles de bonne conduite en surf qui prévalent encore de nos jours. Plus tard, devenu mentor, conseiller et référence dans le domaine, il parraina les premières véritables compétitions qui portèrent son nom. Il a quasiment inventé à lui seul le style de vie décontracté associé au surf et a soutenu les premières associations de sauvegarde des océans et des spots.</p>
<p>Athlète voué à toutes les pratiques océaniques, qu’elles soient héritées de la civilisation ancestrale hawaiienne ou développées durant son siècle, il s’intéressait à toutes les dimensions de l’élément liquide et pas seulement à sa surface déferlante. Il ne concevait ainsi sa pratique du surf que dans le cadre d’autres activités nautiques: natation avant tout, mais aussi pêche, bodysurf, plongée, navigation, aviron, pirogue, paddleboard, water polo, aquaplane… Il fut la première incarnation moderne du waterman complet et il en constitue aujourd’hui la référence définitive. «En dehors de l’eau, je ne suis rien», affirmait-il.</p>
<p>S’il est resté une figure populaire (mais pas forcément bien connue) aux États-Unis et, évidement, à Hawaii, il est tombé dans l’oubli en France en dehors du milieu du surf. Il fut pourtant célèbre mondialement en son temps, non pas comme surfeur, mais comme première star internationale de la natation, lançant le crawl moderne, titulaire d’innombrables records et médaillé olympique à plusieurs reprises sur un intervalle de plus de douze années. Ce jeune homme pauvre de Waikiki n’ayant jamais quitté son archipel traversa les océans pour parcourir le monde et accéder à la renommée universelle. Combinant paradoxalement humilité et esprit de compétition, il fut le premier Polynésien à accéder à la gloire olympique et un des premiers athlètes de couleur à être reconnu mondialement, tour à tour champion olympique, l’un des tout premiers sportifs à avoir une ligne de vêtements à son nom, acteur à Hollywood, beachboy, shérif d’Honolulu, ambassadeur et hôte officiel d’Hawaii, sauveteur en mer…. Sa vie fut une véritable saga, allant du royaume hawaiien à la transformation de l’archipel en 50<sup>eme</sup> État américain, de l’invention de l’automobile à la conquête spatiale, de celle du cinéma à la télévision, des premiers jeux de Coubertin à l’olympisme mondial, à travers deux conflits mondiaux et des bouleversements sans précédents dans l’histoire de l’humanité. Enfin, son destin inextricablement lié à celui de son archipel, il fut la plus belle incarnation de l’authentique esprit aloha, fait de tolérance et de sérénité, de modestie et de discrétion. C’est cette attitude et sa noblesse de cœur et non de rang qui lui permirent de traverser les aléas d’une existence souvent difficile où il fut exploité et dut affronter les diktats du sport amateur l’empêchant de tirer bénéfice de ses dons ainsi que les considérations raciales qui dominaient le sport et la société de l’époque. Comme le résume Steve Pezman, le fondateur de <i>Surfer’s Journal</i>: «Duke Kahanamoku doit être aujourd’hui vénéré pour avoir fait découvrir au monde, bien au-delà de son archipel d’Hawaii, la fière et digne mentalité des Polynésiens et leurs dons océaniques suprêmes.»</p>
<p>Comme beaucoup de watermen et authentiques hommes de mer, le caractère discret et peu expansif de Duke, à l’instar d’un Tabarly chez nous, n’a pas facilité son passage à la postérité: il a donné très peu d’interviews, il n’existe étonnamment que peu d’images le montrant en action nageant ou surfant, toute sa correspondance a été dispersée et ses photos sont perdues. La plupart de ceux qui l’ont côtoyé de près ont également disparu ou rechignent parfois à parler de lui. À Hawaii où Duke est statufié, au propre comme au figuré, faisant face au tourisme mercantile et non à son océan adoré. Les réticences à s’exprimer en détail à son sujet sont également nombreuses et jusqu’à présent n’existaient donc sur lui que des hagiographies convenues et des travaux universitaires assez confidentiels.</p>
<p>Le mérite de David Davis, journaliste sportif américain reconnu et qui n’est pas un surfeur, est donc d’autant plus grand d’avoir publié sa biographie (aux presses universitaires du Nebraska, l’État le plus central des Etats-Unis, à des centaines de kilomètres de toute façade maritime !), fruit de nombreuses rencontres et de recherches méticuleuses dans la presse, les bibliothèques et les archives.<i> Waterman</i> est une enquête «à l’américaine» sans complaisance, rigoureuse et documentée, mais dont le rythme soutenu, l’écriture claire, les qualités descriptives et le découpage offrent un authentique plaisir de lecture qui s’adresse à tous et pas uniquement aux surfeurs. En parallèle de l’histoire de notre héros défilent toutes celles d’Hawaii, de la natation et du surf moderne, de l’olympisme, des oppositions entre amateurisme et professionnalisme sportifs, de la lutte contre les discriminations raciales dans le sport, le cinéma et la société.</p>
<p>Pour cette édition française publiée à Biarritz, chez Atlantica, l’éditeur du surf, la traduction a été réalisée par votre serviteur qui a également rédigé une annexe inédite et spécifique consacrée aux séjours parisiens de Duke Kahanamoku, ainsi qu’à son influence sur le surf et la natation en France à travers la presse de l’époque où il fut très présent. L’iconographie a été considérablement enrichie passant d’une quarantaine d’illustrations pour l’édition américaine à près de 450 pour celle-ci, grâce en particulier à la collection SurfingMemory de Gérard Decoster qui a réalisé avec son talent habituel la mise en page et la maquette de l’ouvrage. L’ouvrage a bénéficié du soutien constant d’un waterman basque de France bien connu, de Quiksilver ainsi que des fédérations françaises de surf et de natation.</p>
<p>L’auteur et le tra«Duke»teur ressentent comme un honneur et un privilège le fait d’avoir pu côtoyer Duke en se plongeant dans son existence. À deux ans de l’introduction du surf aux Jeux Olympiques qu’il avait appelé de ses vœux et du centième anniversaire de ses démonstrations de natation sur la Seine, à six ans des JO de 2024 qui se tiendront de nouveau à Paris un siècle après ceux où il défendit sa médaille d’or du 100 mètres nage libre, <i>Waterman</i> rend enfin à Duke l’hommage qui lui est dû. Ce livre le replace dans le panthéon du surf et du sport en général. Non seulement on y apprend beaucoup sur ce personnage fascinant, mais on y découvre également une leçon de vie et une source d’inspiration pour tous. A lire donc !</p>
<p>—Hervé Manificat</p>
<p>Paru dans <em>Surfer&rsquo;s Journal</em> 126</p>
<p><i>Waterman</i>, Davis Davis, Atlantica, 22 €. Traduction Hervé Manificat</p>
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		<title>J. London, on monte à bord du Snack !</title>
		<link>https://www.surfersjournal.fr/j-london-on-monte-a-bord-snack/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SurfersJournal]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Jun 2018 11:49:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[Bordeaux]]></category>
		<category><![CDATA[Jack London]]></category>
		<category><![CDATA[Musée d'Aquitaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Musée d&#8217;Aquitaine à Bordeaux accueille jusqu&#8217;au 2 décembre 2018, l&#8217;exposition Jack London, Dans les mers du sud, initialement créée l&#8217;année dernière par le  MAAOA à Marseille. Une exposition exhaustive et superbe autour de Jack London et son voyage et récit dans le Pacifique, La croisière du Snark, à ne pas manquer ! Petit rappel, c’est lors de cette croisière menée avec sa femme Charmian, que l’aventurier et écrivain américain fit escale en 1907 à Hawaii. Moment majeur dans l’histoire du surf puisque par l’intermédiaire de Alexander Hume Ford, Jack London s’initia alors au surf à Waikiki auprès de George Freeth et écrivit cette phrase historique au sujet la pratique océane hawaïenne, tombant alors en désuétude: «A Royal Sport. That is what it is, a royal sport for the natural kings of the earth.» Une phrase qui eut pour effet de sortir le surf de son extinction, en réveillant le regard des blancs,</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignleft wp-image-1713 size-full" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/11/couv-jack-London.jpeg" alt="" width="480" height="622" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/11/couv-jack-London.jpeg 480w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/11/couv-jack-London-232x300.jpeg 232w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" />Le Musée d&rsquo;Aquitaine à Bordeaux accueille jusqu&rsquo;au 2 décembre 2018, l&rsquo;exposition <em>Jack London, Dans les mers du sud</em>, initialement créée l&rsquo;année dernière par le  MAAOA à Marseille. Une exposition exhaustive et superbe autour de Jack London et son voyage et récit dans le Pacifique, <i>La croisière du Snark, </i>à ne pas manquer ! Petit rappel, c’est lors de cette croisière menée avec sa femme Charmian, que l’aventurier et écrivain américain fit escale en 1907 à Hawaii. Moment majeur dans l’histoire du surf puisque par l’intermédiaire de Alexander Hume Ford, Jack London s’initia alors au surf à Waikiki auprès de George Freeth et écrivit cette phrase historique au sujet la pratique océane hawaïenne, tombant alors en désuétude:</p>
<p>«A Royal Sport. That is what it is, a royal sport for the natural kings of the earth.» Une phrase qui eut pour effet de sortir le surf de son extinction, en réveillant le regard des blancs, plus la percée olympique du Duke en 1912. Et la phrase d’être, en manuscrit à la plume, dans l’exposition ! Voilà qui est émouvant, voilà qui est grand pour tout personne éprise de surf culture.</p>
<p>Etendue sur 600 m2, agrémentée de 100 œuvres ethnographiques, 250 photographies, de films d’archives, de pages manuscrites de London et d’une maquette inédite du voilier le <i>Snark</i>, cette exposition est une véritable invitation au voyage, mais aussi un intense plongeon dans la culture polynésienne du début du 20<sup>ème </sup>siècle, à un moment où les maladies et le colonialisme/messianisme continuaient de décimer cette population insulaire du Pacifique. En suivant le parcours du <i>Snark</i>, de San Francisco à Sydney, un voyage de plus de deux ans, l’exposition <i>Jack London dans les mers du sud</i> offre donc le double intérêt de montrer London dans son éveil de voyageur et d’écrivain, tout en révélant la richesse de la société millénaire qui s’ouvrait à lui. Parti de Californie avec dans la tête, comme ses compatriotes, les idées racistes de la supériorité du blanc, London se fait avaler par la puissance de son voyage et par ce qu’il rencontre. Il se révèle peu à peu comme un ethnologue dont l’empathie pour les peuples indigènes devient évidente. Autant dire qu’à l’issue de son périple, Jack London n’est plus le même homme. Ses écrits humanistes après 1909 le prouvent.</p>
<p>Sous l’égide des deux commissaires de cette exposition, Marianne Pourtal Sourrieu, conservatrice au MAAOA, et Michel Viotte, réalisateur de documentaires et auteur déjà d’un livre sur London, un très bel et sérieux ouvrage de 195 pages, illustré du contenu de l’exposition, a été édité pour l’occasion par les Editions de La Martinière. Voilà qui comblent celles et ceux qui ne pourront aller à Marseille. Outre donc sa richesse iconographique, le livre nous plonge dans les écrits de London tout en nous éclairant de leur contexte. Le <i>Snark</i>, l’équipage, les escales, les rencontres… le parcours de London dans le Pacifique est décrit à la trace. La lecture des chapitres est un voyage dans le temps, dans le Pacifique tout autant que dans London lui-même, l’aventurier, l’écrivain.</p>
<p>Avec cette exposition et ce livre, la culture surf se voit offrir un chapitre de son histoire comme elle n’aurait jamais imaginé pouvoir se le constituer elle-même. Bien entendu Jack London est un auteur universel et son périple en mers du sud s’adresse à tout le monde. Mais celle ou celui qui surfe et voyage ne peut résister, ici, à l’appel de Jack. Sans hésiter, on monte à bord Snark !</p>
<p>Exposition <i>Jack London dans les mers du sud</i>, <a href="http://www.musee-aquitaine-bordeaux.fr/fr/evenement/jack-london-dans-les-mers-du-sud">Musée d&rsquo;Aquitaine</a> de Bordeaux 20 rue Cours Pasteur 33000, Bordeaux. Tel 05 56 01 51 00</p>
<p>Livre <i>Jack London dans les mers du sud</i>, Michel Viotte et Marianne Pourtal-Sourrieu, 192 pages, format 220&#215;285, Editions de La Martinière. Prix: 25 €</p>
<p>Voir également<br />
<a href="http://www.jacklondonaventure.com"><i>www.jacklondonaventure.com</i></a> pour plus d’informations sur Jack London et cette exposition et son livre.</p>
<p><a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/11/royal-sport.jpg" rel="wp-prettyPhoto[1722]"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1715 size-full" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/11/royal-sport.jpg" alt="" width="3184" height="2018" /></a></p>
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		<title>Retrouver les fleurs du jardin</title>
		<link>https://www.surfersjournal.fr/retrouver-fleurs-jardin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SurfersJournal]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 May 2018 08:45:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Madère Jardim do Mar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jardim do Mar, à Madère, a une longue histoire. Trop longue à raconter ici. Mais entre la première fois où cette vague a été surfée par un surfeur solitaire de passage en 1977 et la photo au-dessus, prise il y a peu, elle est passée par le secret (pendant de longues années), puis par une médiatisation discrète à faire beaucoup rêver. Après les surfeurs étrangers, ce furent les surfeurs locaux qui en firent leur jardin, avec ouverture et amabilité. Il y eut même un championnat du monde de grosses vagues. Et soudain arrivèrent la fin du rêve surf et la rupture au village, avec la construction d’une promenade/parking pour voiture en pied de vague, entre les pour et les contre. Une construction réalisée dans le cadre de la modernisation de l’île et de ses routes grâce aux fonds européens, mais dirigée alors par un gouverneur autocratique qui avait des intérêts</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/06/madere.jpeg" rel="wp-prettyPhoto[2411]"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-2412" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/06/madere.jpeg" alt="" width="640" height="640" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/06/madere.jpeg 640w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/06/madere-100x100.jpeg 100w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/06/madere-490x490.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/06/madere-150x150.jpeg 150w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/06/madere-300x300.jpeg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a></p>
<p>Jardim do Mar, à Madère, a une longue histoire. Trop longue à raconter ici. Mais entre la première fois où cette vague a été surfée par un surfeur solitaire de passage en 1977 et la photo au-dessus, prise il y a peu, elle est passée par le secret (pendant de longues années), puis par une médiatisation discrète à faire beaucoup rêver. Après les surfeurs étrangers, ce furent les surfeurs locaux qui en firent leur jardin, avec ouverture et amabilité. Il y eut même un championnat du monde de grosses vagues. Et soudain arrivèrent la fin du rêve surf et la rupture au village, avec la construction d’une promenade/parking pour voiture en pied de vague, entre les pour et les contre.</p>
<p>Une construction réalisée dans le cadre de la modernisation de l’île et de ses routes grâce aux fonds européens, mais dirigée alors par un gouverneur autocratique qui avait des intérêts dans les entreprises à l’œuvre. D’autres spots de l’île subirent le même sort. Ce fut l’objet d’une vive lutte écologique avec des associations locales, Surfrider Foundation Europe et surtout Save The Wave dont la création a pour origine ce combat pour la vague de Jardim.</p>
<p>Aujourd’hui le parking est là. Il rend la vague encore plus technique et périlleuse à surfer, à cause d’un backwash qui se forme dès la mi-marée, engendrant un temps de surf court. Le village se rend compte que l’économie que lui rapporte ce parking avec les touristes de passage ne vaut pas celui des surfeurs qui venaient sur des séjours longs pour la vague et d’autres spots de l’île… Et du coup certaines associations locales émettent l’idée d’enlever les blocs de bétons. De quoi sans doute rêver, mais l’histoire serait belle, outre le gâchis des hommes qu’elle met en exergue… Jardim do Mar est dans le cœur de tous ceux qui l’ont surfée.</p>
<p>Pour lire (en anglais) toute cette histoire, voir le bel article de Tony Butt sur son blog.</p>
<p><a href="http://www.patagonia.com/blog/2017/05/madeira-bringing-back-the-dream/">http://www.patagonia.com/blog/2017/05/madeira-bringing-back-the-dream/</a></p>
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		<item>
		<title>Etudes et enchantements sociologiques</title>
		<link>https://www.surfersjournal.fr/etudes-enchantements-sociologiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SurfersJournal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Apr 2018 08:59:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art Surf]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[enchantement]]></category>
		<category><![CDATA[Ludovic Falaix]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le surf et les surfeurs comme objet d’études scientifiques ! Qui l’aurait cru ? Du moins parmi ceux d’antan qui enjambèrent, par monts et par vaux, un mode de vie happé par la vague. Et pourtant l’intérêt des sciences sociales pour le surf n’est pas nouveau. Depuis plus d’une vingtaine d’années, des sociologues, des anthropologues dans nombre d’universités dans le monde ont posé leurs outils conceptuels de décryptage et d’analyse d’une communauté humaine, sur le phénomène surf irriguant la société moderne à sa façon, tant par ses vagabonds rêveurs toujours en cavale sur des crêtes échevelées que par ses organisateurs et autres entrepreneurs au pragmatisme sportif et commercial. Des beachbums aux JO en passant par quelques milliards, c’est vrai que ça peut faire un marqueur de notre société. En France, des ouvrages universitaires, collectifs ou individuels (Jean-Pierre Augustin, Alain Loret, Hervé Guibert, Anne-Sophie Sayeux, Taha Al Azzawi…) ont défriché le phénomène surf</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2324" style="width: 1034px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/04/DSC_5221.jpeg" rel="wp-prettyPhoto[2323]"><img aria-describedby="caption-attachment-2324" decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-2324 size-large" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/04/DSC_5221-1024x680.jpeg" alt="" width="1024" height="680" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/04/DSC_5221-1024x680.jpeg 1024w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/04/DSC_5221-490x325.jpeg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/04/DSC_5221-300x199.jpeg 300w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/04/DSC_5221-768x510.jpeg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/04/DSC_5221.jpeg 1030w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><p id="caption-attachment-2324" class="wp-caption-text">Photo Greg Ménager</p></div>
<p>Le surf et les surfeurs comme objet d’études scientifiques ! Qui l’aurait cru ? Du moins parmi ceux d’antan qui enjambèrent, par monts et par vaux, un mode de vie happé par la vague. Et pourtant l’intérêt des sciences sociales pour le surf n’est pas nouveau. Depuis plus d’une vingtaine d’années, des sociologues, des anthropologues dans nombre d’universités dans le monde ont posé leurs outils conceptuels de décryptage et d’analyse d’une communauté humaine, sur le phénomène surf irriguant la société moderne à sa façon, tant par ses vagabonds rêveurs toujours en cavale sur des crêtes échevelées que par ses organisateurs et autres entrepreneurs au pragmatisme sportif et commercial. Des beachbums aux JO en passant par quelques milliards, c’est vrai que ça peut faire un marqueur de notre société.</p>
<p>En France, des ouvrages universitaires, collectifs ou individuels (Jean-Pierre Augustin, Alain Loret, Hervé Guibert, Anne-Sophie Sayeux, Taha Al Azzawi…) ont défriché le phénomène surf et glisse, par des thèses aussi détaillées que diversifiées, écrites souvent dans la littérature spécifique de leur discipline et s’appuyant sur des courants de pensées référents, mais non moins antagonistes parfois. Ainsi s’est constitué une base sérieuse de réflexion sur le surf, permettant un éclairage à la décision politique (régionale, municipale) et la poursuite d’autres travaux par de nouveaux universitaires ou jeunes thésards. Une richesse intellectuelle qui passe sans doute largement au-dessus de la tête du commun des surfeurs, mais qui vaut son pesant d’or dans l‘évolution de la construction des choses en société, surtout quand il s’agit très sérieusement de faire valoir l’importance de la « puissance d’enchantement » qu’est le surf, dans une société moderne quelque peu nécrosée dans son devenir, entre ses délires technologiques commerciaux et ses angoisses communautaires sécuritaires.</p>
<p>Ludovic Falaix est arrivé à la sociologie par le surf, entendez par là que cet enfant de Saint Jean de Luz et habitué de Lafiténia dans les années 1980, est passé par le parcours du véritable surfeur, trouvant sens à son existence par le choix de la vague. Un parcours qui le conduisit aussi à côtoyer Surfrider Foundation Europe et à mener une maîtrise sur la gouvernance environnementale. Aujourd’hui maître de conférence à l’Université Clermont Auvergne et membre de laboratoires de recherches français et européen, Ludovic Falaix est le directeur d’un livre collectif, au titre évocateur, <i>Surf à contre courant, une odyssée scientifique</i>. Un livre de belle facture, composé de contributions sociologiques riches et variées sur «le surf comme expression d’un rapport au monde», sur «les esthétismes du surf» et en dernière partie, «le surf dans l’espace public». Auteur lui-même de différents textes de ce livre, Ludovic Falaix défend un positionnement qualitatif de son travail sociologique autour du surf.</p>
<p>«La plupart des auteurs de ce livre sont des scientifiques, surfeurs comme moi-même, précise Falaix. L’“anamnèse” en sociologie, c’est partir de son expérience de l’objet d’étude, ici le surf, et mener dessus un travail de distanciation tout en l’entendant de l’intérieur. Il s’ensuit une sociologie dite qualitative, un courant de pensée établi dans la discipline, où c’est le terrain qui fait l’hypothèse, avec une approche du sensible qui recouvre une géographie de l’intime tout à fait parlante, même si elle reste une vérité partielle.» Aussi les travaux relatés dans ce livre s’écartent des habituelles études quantitatives, tout comme des grilles de stratification sociale qui font habituellement l’analyse sociologique d’un objet d’études. Cela non pas pour dénigrer une telle approche, mais pour faire valoir un tissage sociétal tout aussi effectif et influent, fait de quête de sens individuel comme de reconnaissance d’un groupe autour d’une activité commune valorisante.</p>
<p>Aussi l’axe de travail de Falaix et ses collègues se détournent du fait surfique étudié le plus souvent dans son expansion socio-économique faisant la marque d’une territorialité, dit autrement le surf comme secteur d’activités et enjeu de croissance. A contrepied le sociologue illustre un autre enjeu du surf, celui de son expression propre, au titre alors d’autres valeurs d’existence imprimant le territoire. Ainsi non pas tant ce qu’un territoire et la société tirent du surf suivant le moule habituel qui les constitue, ni ce que le surf en reproduit, mais ce que le surf infuse, influe au sein de ceux-ci par ce qu’il est intimement, ontologiquement pour ses acteurs, au-delà donc du repérage classique des codes d’existence, de consommation et de pratique.</p>
<p>Ce qu’est le surf pour un surfeur, ce n’est pas ici qu’on va vous le dire ! Mais que ce qu’il dégage et insuffle via ce qu’il est pour ses acteurs, soit observé, étudié comme un fait d’importance notoire dans une évolution sociétale actuelle, est sans aucun doute un regard sociologique original et une considération certaine des énergumènes que nous sommes.</p>
<p>«Le surf réinvente les mœurs et les coutumes balnéaires», écrit Falaix dans son introduction. «Les surfeurs modifient et transforment les représentations à l’égard des usages des espaces maritimes. Ils bouleversent les dimensions sportives, culturelles, politiques des organisations sociales spatiales.» Et il interroge: «La question de l’altérité établie dans le cadre des pratiques des surfeurs ne pourrait-elle pas être appréhendée à l’aune de la complexification des manières dont les individus habitent le monde afin d’y élaborer des conditions de vie sociales, politiques, culturelles, esthétiques, qu’ils considèrent comme épanouissantes ?» Et si effectivement le surf m’habite, m’épanouit par son expérience de la frustration et de la réjouissance, par celle de l’humilité et de l’engagement, par sa nécessité d’adaptation, d’acceptation, de contemplation comme d’action, par la persévérance qu’il implique et la chance qu’il occasionne… et, au final, par une expérience qui me rend un tantinet cool, ne suis-je pas à mon tour un habitant du monde habilité à transformer celui-ci bienheureusement ? Oui dit Falaix avec ce merveilleux intertitre de son introduction, «L’habitabilité des surfeurs comme réenchantement du monde». (Et pourtant qu’est-ce qu’on peut être con à l’eau parfois, mais heureusement une vague passe, fait le ménage et ça ne dure pas. C’est cela qu’on retient, qu’on apprend.)</p>
<p>Face à l’hypermodernité connectée, enjolivée de discours vendeurs, Falaix glisse le surf dans une «transmodernité» qui fait jour et où l’écologie vaut, elle, plus qu’un discours, n’étant pas plus à vendre qu’à acheter, mais tout simplement à vivre… par nécessité. Par la sensation corporelle qu’il procure, par l’écoute naturelle qu’il suscite et l’éveil existentiel, intellectuel, culturel qu’il permet, par l’enjeu écologique qu’il anime, le surf agit «comme une épiphanie des dynamiques sociales, comme un marqueur emblématique d’une société en transition.» He oui, les ami(e)s, si notre vie est de prendre des vagues, notre heure est désormais de changer le monde… !! Il y a 40-50 ans cela avait été l’allégresse et l’utopie de notre contre-culture. Il se pourrait bien que maintenant ce soit la richesse et la destination de notre «odyssée». Falaix et ses collègues scientifiques n’ont pas peur de nous le dire. Ils font du bien. Et si on les prenait au sérieux… ! Merci Ludovic…</p>
<p>Gibus de Soultrait</p>
<p>Texte paru dans <em>Surfer&rsquo;s Journal</em> n°125</p>
<p><b><i>Surf à contre-courant, une odyssée scientifique</i></b><i>, sous la direction de Ludovic Falaix, 380 pages, </i></p>
<p><i>Editions Maison des Sciences de l’Homme </i><i>d’Aquitaine (www.msha.fr), 25 €</i></p>
<p><i>Avec les contributions de David Le Breton (préface), Ludovic Falaix, Jérôme Lafargue, Jérémy Lemarié, Florian Lebreton, Guillaume Mariani, Francis Distinguin, Jean Corneloup, Aurélien Descamps, Claire Grellier, Fatia Terfous, Marina Honta, Julien Weisbein, Jean-Christophe Lapouble, Jon Anderson (postface)</i></p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignleft wp-image-2325 size-large" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/04/couverture-livre-falaix-726x1024.jpg" alt="" width="726" height="1024" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/04/couverture-livre-falaix-726x1024.jpg 726w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/04/couverture-livre-falaix-490x691.jpg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/04/couverture-livre-falaix-213x300.jpg 213w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/04/couverture-livre-falaix-768x1083.jpg 768w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2018/04/couverture-livre-falaix.jpg 1476w" sizes="(max-width: 726px) 100vw, 726px" /></p>
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		<title>Les gars de la Grande !</title>
		<link>https://www.surfersjournal.fr/gars-de-grande/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SurfersJournal]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jul 2017 09:51:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[Biarritz Surf Gang]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Voilà un film documentaire dont le sujet et la forme sonnent frais. Biarritz Surf Gang, une série de dix épisodes de six minutes actuellement sur le web via Studio Plus, a créé le “feu” lors de sa projection en avant-première à Biarritz.  Il est au programme du Festival du film de surf d’Anglet du 10-13 juillet. Au départ, l’idée de deux jeunes surfeur biarrots, Pierre Denoyel et Nathan Curren (fils de Tom) de faire un film sur leurs aînés de la génération années 1980, les surfeurs de la Grande Plage. Les deux garçons n’ont qu’une expérience limitée en audiovisuel, quant à l’histoire qu’ils veulent raconter, elle traite de surfeurs dont les noms sont surtout dans la mémoire locale Mais Pierre et Nathan connaissent ces gars, savent leur parcours, ont vu leurs films de surf de voyage, et mesurent d’autant mieux le lien qui a fait leur bande, qu’eux mêmes vivent une</p>
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<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-1523" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/07/biarritz-surf-gang-copie-2-763x1080.jpg" alt="" width="763" height="1080" srcset="https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/07/biarritz-surf-gang-copie-2-763x1080.jpg 763w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/07/biarritz-surf-gang-copie-2-763x1080-490x694.jpg 490w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/07/biarritz-surf-gang-copie-2-763x1080-212x300.jpg 212w, https://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/07/biarritz-surf-gang-copie-2-763x1080-723x1024.jpg 723w" sizes="(max-width: 763px) 100vw, 763px" />Voilà un film documentaire dont le sujet et la forme sonnent frais. Biarritz Surf Gang, une série de dix épisodes de six minutes actuellement sur le web via Studio Plus, a créé le “feu” lors de sa projection en avant-première à Biarritz.  Il est au programme du Festival du film de surf d’Anglet du 10-13 juillet.</p>
<p>Au départ, l’idée de deux jeunes surfeur biarrots, Pierre Denoyel et Nathan Curren (fils de Tom) de faire un film sur leurs aînés de la génération années 1980, les surfeurs de la Grande Plage. Les deux garçons n’ont qu’une expérience limitée en audiovisuel, quant à l’histoire qu’ils veulent raconter, elle traite de surfeurs dont les noms sont surtout dans la mémoire locale Mais Pierre et Nathan connaissent ces gars, savent leur parcours, ont vu leurs films de surf de voyage, et mesurent d’autant mieux le lien qui a fait leur bande, qu’eux mêmes vivent une vraie fraternité surf et festive au sein de la leur, l’ALC de la Côte des Basques. Il y a une solide matière pour faire un film marquant. Ils en parlent avec conviction.</p>
<p>Comme tout projet audiovisuel, la concrétisation du rêve de trouver un producteur est un chemin de croix, parsemé de chance. Avec un scénario bien ficélé pour une histoire authentique et forte, le duo prend son bâton de pélerin et va battre le pavé parisien. Une rencontre avec un producteur d’Arte leur ouvre les portes d’une série web sur le réseau de la chaîne publique. Puis chance à nouveau, un producteur exécutif, Raphaël Cassidy, lui-même surfeur, s’intéresse au projet, y repère les atouts d’une histoire pouvant toucher le plus grand nombre, se passionne pour celle-ci et convainc Canal Plus de retenir le film pour une série web.</p>
<p>Tournage des interviews et témoignages des protagonistes, quête des images d’archives, ajout original de séquences de dessins animés, gros travail de mixage et de post-production: le budget du film est conséquent pour les deux novices, mais à leur honneur ils tiennent leur sujet et savent ce qu’ils veulent en faire, clef première de la réussite d’un film.</p>
<p>Et le film est réussi ! Ainsi donc Sammy Sansoube, Pierre Nazeyrollas, Michel Larronde, Joël Darrigues «Nabot», Olivier Nagouas «Kikette», Eric Graciet de se retrouver, avec leur propre histoire, héros d’un film qui fera date. Les gars de la Grande, ce n’est pas une légende. Dans les années 1980, il surfaient comme des branques, faisaient la fête comme des branques, ils gagnaient tout, ils cassaient tout, ils se marraient à donf  et la Grande Plage était leur territoire imprenable. Avec Sammy comme leader, l’équipe, bardée de planches Stark, raflait les coupes et autres titres nationaux, mais surtout déployait un surf radical qui n’avait pas à rougir face au surf australien qui était le modéle. Plus longue ta nuit blanche, plus haut ton roller au petit matin !</p>
<p>A cette époque-là, le surf et la drogue s’assemblent souvent, et parfois durement. Deux d’entre eux plongent dans l’enfer de l’héroïne et le film n’en fait pas pudeur, mais sans se larmoyer. La drogue est un piège. Les deux piégés, qui surfent toujours, le disent mieux que quiconque.</p>
<p>Très bien rythmés, alternant les itv, les images d’archives, le dur et le gai, avec intelligence, nuance et humour, ces dix épisodes se regardent en série, comme d’une traite, avec appétit et surprise. De quoi bousculer le classicisme de nombre de documentaires surf anglo-saxons intéressants mais ennuyeux à mourir.</p>
<p><i>Biarritz Surf Gang</i>, une pépite pour une histoire pleine d’étincelles. Bravo les gars !</p>
<p>Paru dans <em>Surfer&rsquo;s Journal</em> 120</p>
<p><a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/07/biarritz-surf-gang-copie-2-763x1080.jpg" rel="wp-prettyPhoto[1522]"><br />
</a>Premier épisode</p>
<p><iframe loading="lazy" width="600" height="338" src="https://www.youtube.com/embed/eqsURMyD5kI?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Hommage à John Severson</title>
		<link>https://www.surfersjournal.fr/severson/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SurfersJournal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 May 2017 11:20:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art Surf]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[John Severson]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 26 mai, John  Severson, 83 ans, par qui, le premier, le surf est devenu l&#8217;expression d&#8217;une culture, s&#8217;est éteint , en étant chez lui, entouré des siens et face à l&#8217;océan  qu&#8217;il a cheri toute vie. Natif de San Clemente, surfeur de cette Californie du sud encore sauvage des années 1950, il en exprima les vagues, la plage et le mode de vie d&#8217;abord par la peinture, son premier et véritable art, faisant de ses toiles des œuvres remarquables d&#8217;expressionnisme et de modernité picturale. Puis il fut cinéaste de surf à l&#8217;image de Bud Browne (son aîné) et de Bruce Browne (son contemporain), et en 1960, face au succès de son livret photos, The Surfer, qu&#8217;il vendait en projetant ses films, il créa Surfer magazine&#8230; En 1971, il vendit le magazine et s&#8217;installa avec sa famille à Maui (Hawaii), surfant, photographiant, peignant tout en diversifiant ses activités. Ce qu&#8217;il a fait jusqu&#8217;à</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/05/severson.jpg" rel="wp-prettyPhoto[1427]"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-1429" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/05/severson.jpg" alt="" width="4800" height="2532" /></a><br />
Vendredi 26 mai, John  Severson, 83 ans, par qui, le premier, le surf est devenu l&rsquo;expression d&rsquo;une culture, s&rsquo;est éteint , en étant chez lui, entouré des siens et face à l&rsquo;océan  qu&rsquo;il a cheri toute vie. Natif de San Clemente, surfeur de cette Californie du sud encore sauvage des années 1950, il en exprima les vagues, la plage et le mode de vie d&rsquo;abord par la peinture, son premier et véritable art, faisant de ses toiles des œuvres remarquables d&rsquo;expressionnisme et de modernité picturale. Puis il fut cinéaste de surf à l&rsquo;image de Bud Browne (son aîné) et de Bruce Browne (son contemporain), et en 1960, face au succès de son livret photos, <em>The Surfer,</em> qu&rsquo;il vendait en projetant ses films, il créa <em>Surfer</em> magazine&#8230; En 1971, il vendit le magazine et s&rsquo;installa avec sa famille à Maui (Hawaii), surfant, photographiant, peignant tout en diversifiant ses activités. Ce qu&rsquo;il a fait jusqu&rsquo;à sa dernière vague. En 1970, il réalisa un film majeur <em>Pacific Vibrations</em>, témoignant de l&rsquo;évolution du shortboard, avec dans les vagues Jock Sutherland, Jeff Hakman&#8230; et surtout invitant à une prise de conscience écologique urgente, Severson ayant assisté à l&rsquo;urbanisation de la Californie et à la construction de la centrale nucléaire à côte de San Onofre (Trestles). En 2011 <a href="https://www.youtube.com/watch?v=l9Pb1t4t9TE">Surfer magazine l&rsquo;honora</a>.</p>
<p><strong>Une jolie histoire cocasse</strong></p>
<p>Je l&rsquo;avais rencontré  à l&rsquo;occasion d&rsquo;une grande <a href="http://tracks.arte.tv/fr/dans-le-sillon-de-john-severson" target="_blank" rel="noopener noreferrer">exposition de ses tableaux et photos à Paris</a> hiver 2005, puis j&rsquo;ai eu cette histoire avec lui, au sujet de <em>Pacific Vibrations</em>.</p>
<div class="">Un jour débarque au village, à Guéthary, un Allemand avec un gros camion dans lequel celui-ci habitait et vivait comme un nomade. Il surfait un peu, aimait cette culture. C&rsquo;était aussi un collectionneurs de vieux films dont il avait des copies, ces bobines sorties illégalement du circuit de distribution circulant sous le manteau. Dans ses boîtes métalliques empilées dans son camion, il avait un trésor <em>Pacific Vibrations</em> et également un vieux projecteur 16 mn qui marchait .</div>
<div class=""></div>
<div class="">Sachant cela, je lui proposai avec le club de surf, Urkirola dont je m’occupais, d’organiser une projection, dans la tradition des projections des surf movies des 60’s. Je trouvai une salle adjacent à un bar et comme il n’avait pas de son avec son projecteur, on mit des vinyles 70&rsquo;s  sur une platine en bande son du film. Il était aidé d&rsquo;un autre Allemand, Armin, passionné de surf (et qui, lui, plus tard resta des années au village en vivant dans son camion). On fit cette projection gratuite, un peu underground, pour les surfeurs du coin. Ce fut un beau moment partagé par tous, d&rsquo;autant que ce film était une façon de présenter une époque du surf que beaucoup n&rsquo;avaient pas connue.</div>
<div class=""></div>
<div class="">Je trouvais l’histoire assez cocasse et je demandais à Steve Pezman de <em>Surfer’s Journal</em> s’il avait le mail de Severson pour que je lui raconte les faits. Ce que je fis avec amusement et aussi avec un peu de fierté à lui narrer cette trouvaille insolite de son film que j&rsquo;avais du coup montré à un jeune public, dans la tradition des projections hors circuit des surf movie 60’s en Californie. John en prit acte  avec plaisir et humour, mais ajouta qu’il aurait aimé récupérer la copie du film.</div>
<div class="">Je lui répondis que j’allais en parler à l’Allemand, mais que je doutais de la réponse de ce dernier. Celui-ci fut honoré de la réponse de John, mais il était collectionneur, entendait garder les bobines de ce film culte qu’il avait déniché via Internet. Je répondis cela à John qui me fit remarquer que c’était pas très légal, ce que je comprenais. Mais en même temps j&rsquo;expliquais à Severson que cet Allemand, nomade et un peu rêveur, était dans l’esprit 60’s des surfeurs-voyageurs. Et je lui expliquais que justement cet Allemand avait l&rsquo;intention de partir au Maroc projeter ses films…projet qui me paraissait un peu barré, mais me faisait marrer. Peu de temps après, il partit avec son camion et son projecteur, et ne revint jamais…</div>
<div class=""></div>
<div class="">Il s’ensuivit avec Severson un échange sympa de mails où la fatalité des circonstances liées à l’Allemand et l’humour l’emportèrent. Je lui demandais, pour le souvenir, s’il pouvait m’envoyer une carte postale dessinée de sa main. Il me dit Ok en échange d’un abonnement au <em>Surfer’s Journal</em> français pour son gendre. Puis je reçus la “carte postale” ! Une jolie aquarelle avec les scènes de surf du jour à Maui, pleine d&rsquo;attention donnant toute sa tonalité à la conclusion de notre histoire&#8230;</div>
<div class=""></div>
<div class="">
<p>Une carte postale qui illustre aussi ce coup de pinceau qu&rsquo;il était le seul à avoir, pour exprimer avec tant de justesse l&rsquo;intimité qu&rsquo;on noue avec le surf dès lors qu&rsquo;on est un surfeur passionné&#8230; comme il le fut toute sa vie durant. Hommage à lui.</p>
<div class=""></div>
<div class="">— Gibus de Soultrait</div>
<p>(Voir aussi le livre <a href="https://www.damianieditore.com/en-US/product/435">John Severson&rsquo;s surf, Editions Damiani,</a> 2014, 35 €<a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/05/surfer-couv.jpg" rel="wp-prettyPhoto[1427]"><br />
</a> <a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/05/severson.jpg" rel="wp-prettyPhoto[1427]"><br />
</a> <a href="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/05/Carte-postale.jpg" rel="wp-prettyPhoto[1427]"><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-1430" src="http://www.surfersjournal.fr/wp-content/uploads/2017/05/Carte-postale.jpg" alt="" width="2729" height="3712" /></a></p>
</div>
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