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Interview du réalisateur Kai Neville

Interview du réalisateur Kai Neville

Un vif rayon de soleil emplit la villa de Canggu qui fait office de base arrière au réalisateur australien Kai Neville. C’est une belle matinée de mai à Bali, la mousson s’est évaporée depuis un moment et Kai déguste son café sur un divan moelleux marron crème. Sa mèche blonde méticuleusement en place sur le crâne, il apparaît tel qu’on le connaît. Kai s’est installé à Bali depuis que la Gold Coast en Australie est, selon lui, devenue «apathique» et sa scène artistique «inexistante». Et puis, Bali le rapproche de huit heures des grands aéroports européens, surtout de Paris, où il n’est pas rare de le croiser le long du Canal Saint-Martin, trimballant sa caméra 16mm Bolex avec une Gauloises Bleues au bec, accompagné de ses sempiternels compagnons de route, Craig Anderson et Dion Agius. Il faut apprendre à le découvrir pour comprendre que, derrière sa tignasse blonde et son

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Dans ma tête

Dans ma tête

Dans ma tête je suis là et pas là, entre elle qui se déplace quelque part et que j’attends, et moi qui flotte à l’écart, de moi comme du reste. Avec elle je bascule, j’oublie. Je m’allonge, rame, m’assieds, regarde. Les autres bougent, j’attends. Les autres attendent, je bouge. Tout le monde bouge, je bouge. Tout le monde attend, j’attends. Il n’y a pas de placement qui vaille, juste une place qui se glisse, qui s’immisce. Dans ma tête elle est là et pas là, entre moi qui me déplace quelque part et qui attends, et elle qui avance à l’écart, de moi comme du reste. Avec moi elle bascule, elle déferle. Elle se lève, se tend, se creuse, se rend. Les autres regardent, elle me prend. Les autres la prennent, elle me regarde. Tout le monde regarde, elle surprend. Tout le monde la prend, elle regarde. Il n’y a

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Un océan d’histoire de surf

Un océan d'histoire de surf

Un livre de surf qui pèse plus lourd que votre planche de surf, à l’heure où tout se dématérialise avec le numérique, qui plus est la lecture, voilà qui est détonant. Mais les Editions Taschen, sortant ce printemps Surfing, (7 kg, 592 pages, 30 X 40 cm, près de 1500 images…) n’en sont pas à leur premier livre XL, ni à leur premier livre de surf. Connues pour donner à leurs publications un fort impact qualitatif à l’image et sur un large spectre de thèmes (art pictural, architecture, photographie, érotisme, mode, stars…), les Editions Taschen ont déjà jeté leur dévolu sur le surf à partir des photos historiques, des 50’s aux 70’s, de Leroy Grannis. Un résultat savoureux que plus d’un surfer a dans sa bibliothèque. Avec le livre Surfing, on passe à une autre dimension. Le format, le nombre de photos… mais surtout l’étendue du sujet puisque sont regroupées

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Rock&Roller à La Vigie

Rock&Roller à La Vigie

La galerie de surf art La Vigie, à Biscarosse, a repris sa saison des expositions. Jusqu’au 7 mai, l’espace des frères Le Toquin, reçoit le collectif d’artistes Right Time Right Place avec pour thème de l’exposition en groupe, la surf-musique. Ainsi les artistes peintres, sculpteurs, photographes et autres assembleurs de poésie autour de la vague ont choisi de faire tinter la note qui l’accompagne par des œuvres visuelles ! Autant dire un petit voyage tout à fait joyeux au milieu de ces créations. Et pour celles et ceux qui ne peuvent aller à Biscarosse, Yannick Le Toquin nous a fait une série de photos de l’exposition pour mieux vous y plonger. Bon surf, bonne musique… Avec :  Jacques De Kerdrel, Xavier Ménard, Fabrice Rehel, Bruno Lehoux, Gérard Decoster, Julie Merian, Pascal Péris, Jean-Baptiste Frenove, Molo, Pierrick Fiolleau, Yannick Le Toquin, So What Surfboards, Cyril Geoffroy.  

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Le Surfer’s Journal 113 en kiosques

Le Surfer's Journal 113 en kiosques

Le numéro 113 d’avril-mai est sorti avec en couverture une jeune surfeuse audacieuse à Waimea, Ema Erickson, fille de big wave rider. Retrouvez au sommaire de ce numéro: Vélocité sans fin. David Rastovich surfe des planches single fin shapées par George Greenough, conçues pour un maximum de vitesse. Essai à Cloubreak (Fidji) et commentaires de Rastovich, doublés d’explications techniques de Greenough. Eloquent. Lover’s Beach. Un spot dans une crique isolée avec une petite vague pleine de puissance, non loin de Cabos San Luca (Baja California) et ses fiestas. Toute une histoire. Elégante et conviviale. Dorothy Jurado, surfeuse équatorienne, championne dans les années 1960. Le parcours d’une sportive aisée et stylée ayant la classe de sa classe. Chaleureux. En roulant dans le park. Dane Reynolds en action et en commentaire par lui-même sur le surf moderne (et notamment le sien). Margaret River. Les spots, les surfers, l’histoire et la vie locale de l’ouest australien.

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Le duende et le surf

Le duende et le surf

Il y a de multiples façons de voir le surf, sachant que la plus franche et la plus honnête, c’est d’en faire. Ce qui fait dire à plus d’un que le surf, c’est d’abord l’action et que le reste c’est de la littérature. Du blabla. La preuve par la vague, point barre, qu’elle soit notée ou non. Pour autant, il n’y a pas plus bavard qu’un surfer qui parle de surf comme tout passionné et/ou aficionado d’une activité humaine, qu’il s’agisse de raconter sa session, son trip ou de commenter la performance de tel ou tel. Si aujourd’hui le surf se définit plus généralement comme un sport, (et en annexe comme un mode de vie marqueté de voyage, de nature et de liberté), ses racines, on le sait, sont de constitution ancestrale polynésienne, tissées de liens de communauté, de pratiques instituées, de paradigmes tant ludiques que cosmologiques. Puis au fil

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Compagnon is life

Compagnon is life

Fred Compagnon ici saisi dans le tube en alaia par son ami Benoît Brecq qui appliqua la technique de photo tubulaire mise au point par Laurent Pujol, consistant à surfer derrière, tout en photographiant. Ce qui veut dire se faire exploser la seconde d’après. Benoît Brecq s’en souviendra longtemps, puisque cela lui valut de casser sa planche en deux, d’avoir le caisson photographique arraché des mains et de sortir de l’eau avec celles-ci en sang. On comprend maintenant comment Laurent Pujol préserve son copyright 🙂 Mais au final Compagnon et Brecq peuvent être contents du résultat obtenu car la photo jette, d’autant que pour se retrouver dans un tube aussi gras et caverneux en alaia, il faut tout simplement s’appeler Compagnon. Bodyboarder depuis toujours, aussi à l’aise en drop-knee qu’un Paul Roach, Fred Compagnon est un joyeux de la mer et des vagues, toujours inventif et talentueux. Après un petit

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Masculin – Féminin

Masculin - Féminin

Deux jolies vidéos de Vincent Duvignac, en solo dans les Landes, saisi du ciel par un drone en balade et de Kelia Moniz, toute de grâce à Malibu, dans les nuances sensuelles  d’images noir et blanc. Petites vagues pleines de fluidité vivifiante qui donnent à rêver, en shortboard comme en longboard, et qui rythment le surf au masculin comme au féminin, dans le ton d’une union aussi passagère qu’éternelle. Waves for him, waves for her, waves for ever… Share them.

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Dernière vague pour le big wave rider Brock Little

Dernière vague pour le big wave rider Brock Little

Le big wave rider hawaïen Brock Little décède à l’âge de 48 ans à la suite d’un cancer. C’est un grand waterman qui disparaît. Il s’était fait connaître lors du premier Eddie Aikau 1985 en étant avec Aaron Napoleon, un des plus jeunes invités à la compétition de Waimea, en ayant même pas 18 ans. A partir de là, Brock Little a été un de principaux fer de lance d’un renouveau du big surf à Hawaii et dans le monde. Son talent de big wave rider s’exprima à Waimea, mais aussi à Todos Santos et Maverick. Puis ce fut lors de l’Eddie Aikau 1990, marqué par une très belle houle et énorme houle et un vent off short très fort, que Brock Little inscrivit son empreinte légendaire dans le big surf. En s’élançant sur ce qui fut considéré alors comme la plus grosse vague jamais surfée, puis en sortant un tube

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Voyage à Maverick

Voyage à Maverick

Hiver 2012, Pilou Ducalme, jardinier de métier et surfer de gros par passion, a son billet pour San Francisco. Il part réaliser un rêve en allant surfer Maverick alors qu’une grosse houle est en route dans le Pacifique. Il a avec lui une petite camera pour filmer son journal de bord. Bien sûr il lui arrive plein de péripéties entre les conditions de surf qui tournent à la tempête, ses planches commandées qui tardent à arriver, et surtout cette première session où, après deux vagues surfées, il en prend une autre sur la figure qui l’envoie longtemps, très longtemps au fond… 4 ans plus tard, Pilou refait le récit de son voyage devant la caméra de Benjamin Ithurriague, narrant son histoire avec la simplicité du surfer passionné qu’il est et l’émotion encore pleine de gravité et de joie de son vécu à Maverick. Ithurriague, alias Benituvideo réalise un joli montage qui, outre Maverick,

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A propos

Surfer’s Journal offre tous les deux mois une source incontournable de plaisir de lecture et de découvertes. Une revue qu’on conserve et collectionne.

 

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