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Le temps de la cérémonie

Le temps de la cérémonie

La cérémonie autour d’un défunt tient pour beaucoup à une tradition religieuse, souvent continuée à bon escient qu’on soit croyant ou pas. A cela les surfeurs ont la particularité d’y ajouter leur cérémonie océane, de tradition polynésienne, hawaïenne, où la personne décédée, connue pour son lien avec l’océan, part retrouver ces eaux salées et ces vagues sacrées qui constituaient comme une «enveloppe» d’elle-même, selon la vision ancestrale de ces Polynésiens qui colonisèrent les îles du Pacifique et inventèrent le surf. Ainsi un peu partout dans le monde, s’expriment désormais ces racines du surf dès lors qu’une communauté tissée autour d’un spot perd un des siens. Comme une tradition renouvelée qui assurent aux surfeurs un moment de recueillement et de partage, tant avec l’ami disparu qu’avec cet océan dont chaque surfeur sait, par ailleurs, qu’il se dispute individuellement les vagues. Il y va d’accompagner celui qui s’en va comme de se

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L’artiste Edgar Flauw

L'artiste Edgar Flauw

Ici une scie, là une perceuse à colonne, sur l’établi, un rabot… La grand-mère d’Edgar Flauw ne reconnaîtrait sans doute pas sa maison de Coat-Méal. Le jeune designer partage désormais les lieux avec d’autres anciens étudiants de l’Ecole Européenne Supérieure d’Art de Bretagne, basée à Brest. J’ai roulé une demi-heure sous un ciel noir pour atteindre le pavillon, j’ai laissé mon regard naviguer de jardin en jardin avant d’atteindre le bon, tapissé de myosotis. Toute la journée, les élèves brestois avaient exposé leurs projets devant le jury dont je faisais partie. Je découvre soudain dans ce petit coin de campagne une autre énergie créatrice, débordante, une émulation. Une éclaircie. Entre deux établis, une housse. Edgar Flauw en sort une planche de surf qui ressemble à une arête de poisson, et ce n’est pas seulement une affaire de style. Extrait du projet Ludarista, l’objet expérimente des formes directement inspirées de la

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Itv du shaper Matt Biolos

Itv du shaper Matt Biolos

Matt Biolos a les boules. Il vient de se faire opérer des oreilles en pleine année El Niño et le shaper déjà bougon d’ordinaire l’est encore plus. C’est sûr, il vient de se taper 40 jours de snowboard à Mammoth Mountain, mais bon, ce n’est pas la même chose. Le gars veut des vagues. Copropriétaire de Lost/Mayhem, parmi les marques de planches de surf les plus connues, de celles qui font gagner, Matt Biolos est une voix qui compte lorsqu’il s’agit de discussions sérieuses sur le matériel de surf. La pression d’un chef d’entreprise (les dizaines d’emplois, une pléthore de licences internationales à gérer, la rentabilité financière) lui donne cette allure du type qui porte toute la responsabilité sur ses épaules. Mais si vous voulez inverser ce rictus, abordez donc le sujet des planches. —Scott Hulet Scott Tu trouves encore le temps de jouer du rabot et de shaper des

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Bonne Année 2017

Bonne Année 2017

L’équipe de Surfer’s Journal vous souhaite une belle année 2017 et vous remercie de votre fidélité.

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Second souffle au Maroc

Second souffle au Maroc

L’avantage à être un autodidacte est qu’on n’est pas formaté, qu’on n’a pas de préjugés et qu’on crée librement. Le risque cependant est de manquer de repères, de se perdre ou sinon de tomber dans une forme d’autosatisfaction de ce qu’on fait. A 26 ans, Thomas Queyraud, alias Tombottom est l’auteur de déjà deux films de surf (Alombre, 2015 et Second Souffle, 2016) qui ont pour eux une vraie originalité créative, guidée par un esthétisme étonnamment maîtrisé pour un jeune autodidacte. Fils d’un père surfer, travaillant dans l’événementiel et consultant, Thomas est un skater bordelais passé surfer à 15 ans quand la famille déménagea à Carcans. L’apprentissage dans les vagues fut quasi instinctif et aujourd’hui le surfer girondin manie aussi bien le longboard que le shortboard, gagnant sa vie comme moniteur au surf club de son patelin, pendant la saison estivale. Le goût pour la caméra, il l’a toujours eu,

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Pretty Brunette

Pretty Brunette

Pour celles et ceux que la culture et l’histoire du surf passionnent, il existe depuis une quinzaine d’années un site surfblurb.com dont la newsletter hebdomadaire regorge chaque fois de jolies pépites. The Surf Blurb a été créé par Joe Tabler, un féru de livres et de surf qui avec sa précieuse newsletter (en anglais, mais gratuite et ouverte à tout le monde, voir site) a tissé une communauté d’historiens en tout genre, faisant revivre toutes les époques du surf par une multitude de publications et de liens. Puis après des années de service à cette noble mission de passeur de notre culture, le Californien de San Diego, ayant dépassé la soixantaine, passa le relais, en 2015, à un jeune Français, Jérémy Lemarié, skateur parisien au départ mais que la découverte du surf et les études mirent sur le chemin de Tabler. En effet, Lemarié mena sa thèse de doctorat d’état

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Surfer’s Journal n°117 en kiosques

Surfer's Journal n°117 en kiosques

Le numéro de décembre-janvier 2017 de  Surfer’s Journal 117 est sorti. Une étonnante photo de vague dunaire, prise au Mexique dans la région Oaxaca, par le photographe Nick White, fait l’originale couverture de ce numéro. Et dans les pages intérieures, vous retrouvez: Le long portrait de Shane Dorian, comment il est devenu le meilleur big wave rider actuel Le renifleur de diamants, Simon James, sud-africain, cherche les pierres précieuses tout en trouvant les vagues Shawn Stussy, un shaper devenu designer d’une marque tendance et qui est resté shaper Là où règne le silence, Gordon Hampton, éco-acousticien et bodysurfer, qui enregistre la nature Hawaii: portfolio au collodion de Bernard Testemale des surfers de l’Eddie Aikau Waikiki, le surf enraciné dans la ville… Interview de Brock Little avant sa disparition  Et plus encore, merci de votre fidélité

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Esprit de famille

Esprit de famille

Voilà presque 10 ans que nos amis bretons d’Hoalen viennent chaque année sur Cenitz, à Guéthary, organiser cette rencontre conviviale qu’est la Fathers&Sons. Un concept de compétition renouant avec un principe fondateur du surf, celui d’être au départ un sport, une pratique, un mode de vie cool. Parents et enfants en duo, se disputant sans coup férir des vagues qu’il s’agit de surfer à deux pour être le mieux noté. Jusqu’à présent cette compétition en famille avait lieu en juin. Cette année, elle a été reportée en septembre à un moment où les vagues sont plus fréquentes mais aussi plus fréquentées. Lors de ces dix dernères années, le coin de Cenitz est passé de semi secret spot faisant le repos des locaux à une étape incontournable du Sentier Littoral pour les marcheurs comme pour les surfers du monde entier. En dix ans aussi Guéthary s’est fait avaler par sa notoriété.

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Surfer’s Journal 115 en kiosques

Surfer's Journal 115 en kiosques

Avec en couverture Greg Anderson sur une 5’4 lors d’un gros swell aux Mentawai, le Surfer’s Journal 115 (août-septembre) vous propose: — Le portrait de Dave Wassel, big wave rider et lifeguard d’Hawaii qui n’a pas peur des vagues ni des mots… — Pourquoi le single fin ? Réponse avec l’analyse détaillée d’un surfer-shaper expert du single fin, Dave Parmenter. — La Maestra. Rencontre avec Maya Aguilar, institutrice dans son village mexicain et devenue surfeuse chez elle — Les affres de la création, avec le voyage épique de Derek Hynd en Australie l’Ouest pour un film joignant surf finless et musique classique. — Taylor camp. Témoignage et photos d’une vie communautaire hippie-surf à Kauai (Hawaii) début 70’s, expérience salutaire qui reprend son sens aujourd’hui. — Voyage à Hokkaido, île nord du Japon, où les surfers sont aussi snowboarders, pratiquent un art de la glisse pure dans les vagues comme sur les pentes

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Dans ma tête

Dans ma tête

Dans ma tête je suis là et pas là, entre elle qui se déplace quelque part et que j’attends, et moi qui flotte à l’écart, de moi comme du reste. Avec elle je bascule, j’oublie. Je m’allonge, rame, m’assieds, regarde. Les autres bougent, j’attends. Les autres attendent, je bouge. Tout le monde bouge, je bouge. Tout le monde attend, j’attends. Il n’y a pas de placement qui vaille, juste une place qui se glisse, qui s’immisce. Dans ma tête elle est là et pas là, entre moi qui me déplace quelque part et qui attends, et elle qui avance à l’écart, de moi comme du reste. Avec moi elle bascule, elle déferle. Elle se lève, se tend, se creuse, se rend. Les autres regardent, elle me prend. Les autres la prennent, elle me regarde. Tout le monde regarde, elle surprend. Tout le monde la prend, elle regarde. Il n’y a

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A propos

Surfer’s Journal offre tous les deux mois une source incontournable de plaisir de lecture et de découvertes. Une revue qu’on conserve et collectionne.

 

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