Art Surf

Etudes et enchantements sociologiques

Etudes et enchantements sociologiques

Le surf et les surfeurs comme objet d’études scientifiques ! Qui l’aurait cru ? Du moins parmi ceux d’antan qui enjambèrent, par monts et par vaux, un mode de vie happé par la vague. Et pourtant l’intérêt des sciences sociales pour le surf n’est pas nouveau. Depuis plus d’une vingtaine d’années, des sociologues, des anthropologues dans nombre d’universités dans le monde ont posé leurs outils conceptuels de décryptage et d’analyse d’une communauté humaine, sur le phénomène surf irriguant la société moderne à sa façon, tant par ses vagabonds rêveurs toujours en cavale sur des crêtes échevelées que par ses organisateurs et autres entrepreneurs au pragmatisme sportif et commercial. Des beachbums aux JO en passant par quelques milliards, c’est vrai que ça peut faire un marqueur de notre société. En France, des ouvrages universitaires, collectifs ou individuels (Jean-Pierre Augustin, Alain Loret, Hervé Guibert, Anne-Sophie Sayeux, Taha Al Azzawi…) ont défriché le phénomène surf

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L’artiste Gilles Barbier

L'artiste Gilles Barbier

Découvrir l’exposition de Gilles Barbier World Wide Wave à la Villa Beatrix-Enea à Anglet, c’est se prendre en pleine figure une vague d’exotisme à la fois surréaliste, humoristique et cosmique. Des slaps, des requins, des vagues, des glisseurs élevés au rang d’un territoire insulaire imaginaire pourvu de flèches stridentes pour frapper notre monde ordinaire. L’artiste contemporain dans tout son rôle d’impertinent, d’impénitent, d’exigeant. L’acronyme WWW de World Wide Wave n’est pas sans rappeler celui du World Wide Web dont la modernité a fait désormais notre ficelage quotidien. Accro à l’onde du web déferlant sur nos écrans, on en oublierait ce qui fait la spécificité de celle océanique qui déferle sur nos côtes. Débarquant à Anglet, ville de surf, Barbier s’est dit que ce serait bien de nous désemmailloter du web et donc de nous rappeler à la vague. De nous ramener à sa vague dont l’univers insulaire parle vrai à

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Jazz on the nose (et dans les oreilles)

Jazz on the nose (et dans les oreilles)

  Ce petit film de Toma Jablon, Step’n Soul, largement primé il y a quelques années dans les festivals, est un “blue note” du surf. Jablon l’a finalement téléchargé sur internet pour le montrer à tous. On se plait ici à le mettre dans nos colonnes et à le partager. L’association jazz et surf, et plus particulièrement le longboard, n’est pas nouvelle. Déjà dans les 60’s, certains films de surf s’affranchissait de la lancinante “surf music”, pour aller chercher dans le jazz des notes plus rythmées, plus soufflées s’alliant à la glisse et aux pas du longboard. Egalement Joël Tudor a été mis en scène sur du jazz.. Mais Ici Toma Jablon est allé plus loin dans la démarche, en mettant le morceau de jazz de Wynton Marsalis dans les oreilles du surfeur anglais Sam Bleakley pendant qu’il surfait. Tout comme lui-même sur le rivage au moment de filmer. Et l’effort

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L’artiste Liu Bolin disparaît dans les déchets

L’artiste Liu Bolin disparaît dans les déchets

L’événement a été exceptionnel. L’artiste contemporain chinois Liu Bolin, mondialement connu pour ses œuvres de dissimulation dans le paysage, est venu spécialement avec son équipe dans les locaux de Surfrider Foundation Europe, à Biarritz, en juin dernier, pour réaliser deux performances artistiques sur fond de déchets. Artiste engagé, Liu Bolin, motivé par le travail de SFE, a décidé de cette action pour sensibiliser le plus grand nombre à la problématique des déchets plastiques. Aujourd’hui les différentes gyres de plastique tournoyant sur des kilomètres carrés dans les différents océans représentent ce qu’on appelle désormais le «septième continent». La densité de microplastique y est parfois plus importante que celle du plancton. La prise de conscience commence à se faire. Malheureusement la demande de plastique ne cesse d’augmenter, pratiquement deux fois plus vite que PIB mondial. En 2016, la production d’éthylène servant à celle du plastique a été de 147 millions de tonnes.

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Hawaii, “à l’ancienne” par Bernard Testemale

Hawaii, “à l'ancienne” par Bernard Testemale

Peut-être que cela lui rappelle la période (années 1980) où il était fabricant à Hendaye de dérives de windsurf, où il manipulait les produits, où il plongeait les mains dans la matière. Toujours est-il qu’après plus de 25 ans de carrière professionnelle comme photographe de surf, Bernard Testemale, plus que reconnu dans le métier, passé comme ses collègues, de la subtilité du diaphragme d’ouverture combinée à la qualité des optiques avec la pellicule argentique, à la course au meilleur capteur numérique faisant l’ivresse incessante de la colorométrie pixelisée d’aujourd’hui, hé bien après tant d’expérience photographique, notre sexagénaire a décidé de revenir à l’origine de la photographie avec des prises de vues comme en 1850. La photo au collodion, il n’est pas le premier, ni le seul (voir SJ n°111), mais à tout le moins Bernard Testemale y a mis toute sa passion depuis six ans. Et il s’est donné les moyens

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Peter Harper, chanter pour aimer… et pour Surfrider

Peter Harper, chanter pour aimer... et pour Surfrider

Il n’est pas toujours facile de se faire un prénom quand on a un frère aîné, Ben Harper, dont le talent musical est mondialement reconnu et apprécié. Mais la musique chez les Harper, c’est une grande histoire familiale. Tout autant que Ben, Peter Harper a grandi en passant son enfance dans ce magasin d’instruments de musique que tenait sa grand-mère, dans un petit patelin à l’est de Los Angeles. Une grand-mère qui lui a appris l’amour et la rigueur de la musique, comme elle les avait transmises à sa mère, elle-même une musicienne capable de jouer n’importe quel instrument à corde. A cette filiation maternelle, ajoutez un père, aujourd’hui décédé, percusionniste, alors on comprend que Peter ait en lui  le plaisir musical et une aisance à composer et chanter du folk. Contacté il y a deux ans par Surfrider Foundation Europe pour venir jouer au sein du festival Ocean Climax, sans

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François Lartigau, la courbe d’une vie

François Lartigau, la courbe d'une vie

Un peu comme des sessions de surf marquantes, François Lartigau voyait la vie en Surfing Moments. Et des moments de surf, des moments de vie, il en a eu, ce qui lui faisait dire, avant de nous quitter, qu’«il en avait bien profiter». Une vie riche. Cette exposition qu’il préparait avec Jacky Dupin, surfeur et homme de culture, directeur du Musée de Guéthary, et ce livre auquel il travaillait (et qu’il demanda à Alain Gardinier, d’aboutir), il avait bien l’intention de les vivre le jour J, d’en faire d’autres Surfing Moments, de joie, de rencontres… dont sa mémoire pullulait. Il s’est battu jusqu’au bout, jusqu’au moment il a accepté son destin avec une dignité exemplaire. Le jour du vernissage de l’exposition, alors que cette semaine de mai affiche des soirées orageuses, comme lors de la cérémonie océane qui lui fut consacrée en décembre 2016, le temps est au beau. Un

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Finnegan sur France Culture

Finnegan sur France Culture

William Finnegan, avec Jours Barbares, fait rentrer le surf dans la littérature par la grande porte. Il était l’invité de  “Ping Pong” sur France Culture avec Gibus de Soultrait. Le surf par tous les côtés. Un moment riche d’échanges et  plein de vie.   A écouter…! https://www.franceculture.fr/emissions/ping-pong/william-finnegan-gibus-de-soultrait

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Hommage à John Severson

Hommage à John Severson

Vendredi 26 mai, John  Severson, 83 ans, par qui, le premier, le surf est devenu l’expression d’une culture, s’est éteint , en étant chez lui, entouré des siens et face à l’océan  qu’il a cheri toute vie. Natif de San Clemente, surfeur de cette Californie du sud encore sauvage des années 1950, il en exprima les vagues, la plage et le mode de vie d’abord par la peinture, son premier et véritable art, faisant de ses toiles des œuvres remarquables d’expressionnisme et de modernité picturale. Puis il fut cinéaste de surf à l’image de Bud Browne (son aîné) et de Bruce Browne (son contemporain), et en 1960, face au succès de son livret photos, The Surfer, qu’il vendait en projetant ses films, il créa Surfer magazine… En 1971, il vendit le magazine et s’installa avec sa famille à Maui (Hawaii), surfant, photographiant, peignant tout en diversifiant ses activités. Ce qu’il a fait jusqu’à

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Expo Retrofutur

Expo Retrofutur

Est-ce bien sérieux tout ça ? Right Time Right Place, un véritable collectif d’artistes ? Ou une bande de potes qui prennent comme prétexte l’art pour se retrouver autour d’événements surf artistiques qu’ils conçoivent eux-mêmes. Un peu tout ça à la fois, une bonne dose de rigolade, un peu de sérieux pour concevoir les œuvres et devant les élus pour présenter les projets. Et aussi au final une bonne session de surf à partager après le vernissage. «Notre objectif est de mettre en scène de manière qualitative et collective des œuvres de surf art pour créer des expositions cohérentes et alternatives. Le choix des lieux, des thèmes d’expositions, des œuvres et des artistes sont autant de moyens que nous utilisons pour donner du sens à notre proposition artistique et voyager dans l’univers du surf art. Si le mot collectif à un sens, nous sommes ce qu’on appelle un collectif.» Les

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Surfer’s Journal offre tous les deux mois une source incontournable de plaisir de lecture et de découvertes. Une revue qu’on conserve et collectionne.

 

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